administratifChaque métier à son champ lexical, ces mots savants, ces sigles que seuls les initiés peuvent vraiment comprendre, si tant est que les initiés les comprennent eux-mêmes d’ailleurs. Chaque inspecteur a ses dada. Chaque ministre veut imposer sa patte et laisser une trace de son passage.

Et nous sommes là, dans chaque mouvement, contraints à nous adapter aux règles nouvelles, au nouveau vocabulaire de chaque rentrée, aux nouveaux sigles… Comme si les nouveaux enfants, les nouveaux collègues, les nouvelles contingences et les exigences de chacun de plus en plus importantes n’étaient déjà pas suffisant.

On aime bien la paperasse.

Cette année, c’est le grand lancement du PPRE, pour permettre d’aider davantage les enfants en difficulté. Si ce n’est que pour l’instant, j’ai l’impression qu’on passe plus de temps à réfléchir et en administratif qu’à effectivement les aider. Certes, ce qui se conçoit bien s’énonce clairement …..

Voilà, nous sommes donc rentrés avec les nouvelles instructions officielles, les nouveaux dada de notre directrice avec ses propres contraintes. On aime bien les réunions même si parfois on se demande si on ne brasse pas un peu de vent. Il est bon de se poser pour prendre un peu de recul sur ce qu’on fait, paraît-il.

Les nouvelles ont l’air fort sympathiques. Il est touchant de voir que certaines se font plus de soucis que sa propre personne. Il est difficile, en plus d’une rentrée, d’intégrer le fonctionnement d’une nouvelle école, d’une nouvelle équipe.

Nous ne connaissons pas encore nos enfants, malgré la liste et les noms et les visages que l’on a déjà croisé sur la cours. Ce sera la surprise de lundi. L’alchimie se refera-t-elle ? Le plus dur est le premier « bonjour », ensuite ben c’est la routine qui reprend le pas, si la routine peut vraiment s’installer.

La classe est prête, les bureaux en place, les livres et les fournitures sur les bureaux. Ne reste plus que l’appel du lundi matin, puis de rentrer dans la classe avec les ouailles qu’il faudra motiver et vouer à sa cause toute une année. C’est un peu un jeu de comédien, avant d’être prof : intéresser son auditoire pour lui permettre d’être réceptif.

Le métier a de multiples facettes. Nous y reviendrons.