31 mars 2008
Quelle semaine !
Voilà une nouvelle semaine qui démarre. j'espère qu'elle sera moins éprouvante que la dernière.
Mercredi dernier, nous avons eu droit à une concertation comme seule les profs ont la recette. Des heures de palabres... Tout cela pour rappeler que nous ne sommes que les pions d'enjeux économiques plus importants, loin de la considération de fond sur l'éducation. Que nous ne sommes finalement là que pour former de parfaits petits soldats et ouvriers sachant parfaitement leur leçon, mais si possible, ne les appliquant pas. Vous avez dit 'autonomie' ?
Nous n'avons plus reparlé de la corde qui nous avait tant occupés lors de la dernière concertation. Pour tout dire, deux jours après son installation, la corde avait disparu et était oubliée. Quand on pense au temps passé sur son installation.
Le travail est à l'image de cette corde : beaucoup de parlottes, mais peu d'effets, ou si éphémères.
A l'image des nouveaux programmes dont nous avons discutés vendredi. Et je ne parle pas du gaspillage en photocopies et en argent public, tout cela pour nous faire croire que l'on a un mot à dire alors qu'en vérité les programmes sont déjà au tirage.
Après nous avoir bassinés sur le sens à donner à notre enseignement et aux enfants, ben nous revenons aux bons vieux programmes de 1850. Systématique et compagnie. Et si loin du socle commun. De nombreuses personnalités, dont Ferry ou Meyrieu, s'estiment déjà en désaccord avec le texte dont pluridisciplinarité ou transversalité sont d'ailleurs exclus.
En Français, par exemple, rien de tel qu'un peu de passé et de futur antérieur pour remotiver toute une classe qui a déjà du mal avec le simple présent de l'indicatif ou l'imparfait ! C'est vrai que ces deux temps sont fondamentaux ! Quoi ? Vous ne les employez jamais? Diantre ! Heureusement que la nouvelle génération est là pour combler ces lacunes !
Si au moins ils étaient capables, nos chers bambins d'écrire une seule phrase dans un parfait français.
Un pas en avant et dix pas en arrière .... Et ce n'était même pas un poisson d'avril !
Comme disait Coluche: "La dictature c'est 'ferme ta gueule' et la démocratie c'est 'cause toujours' !"
http://media.education.gouv.fr/file/02_fevrier/24/3/BOEcolePrimaireWeb_24243.pdf
30 mars 2008
heure d'été
Selon le site officiel du Ministère de l'énergie, l'heure d'été a été instituée en France en 1975 suite au choc pétrolier de 1974 avec l' objectif d'effectuer des économies d'énergie en réduisant les besoins d'éclairage. Il s’agit principalement de faire correspondre au mieux les heures d'activités avec les heures d'ensoleillement pour limiter l'utilisation de l'éclairage artificiel. Deux estimations réalisées en 1996 et 2006 chiffrent l'économie d'énergie entre 0,7 et 1,2 TWh chaque année.
Appliqué au Royaume-Uni et en Irlande depuis la première guerre mondiale et en Italie depuis 1966, le régime de l'heure d'été a été introduit dans l'ensemble des pays de l'Union Européenne au début des années 1980. Pour faciliter les transports, les communications et les échanges au sein de l'Union Européenne, il a été décidé d'harmoniser par directive du Parlement Européen et du Conseil, les dates de changement d'heure. Ainsi, depuis 1998 pour l'ensemble des pays de l'Union Européenne, le passage à l'heure d'été intervient le dernier dimanche de mars à 2 heures du matin et le passage à l'heure d'hiver intervient le dernier dimanche d'octobre à 3 heures du matin. Le régime de l'heure d'été consiste à ajouter 60 minutes à l'heure légale au cours de la période estivale (de fin mars à fin octobre).
Voici le récapitulatif des prochains changements d'horaire:
- Le 30 mars 2008: passage à l'heure d'été:
(à 2 heures du matin il sera 3 heures)
- passage à l'heure d'hiver: le 26 octobre 2008
(à 3 heures du matin il sera 2 heures)
29 mars 2008
Appelez le 110
PARIS (AFP) - 28/03/08 15:31
Sidaction 2008: mobilisation des télés et radios pour "l'égalité des chances"
Le Sidaction 2008, opération annuelle de collecte de fonds pour lutter contre le sida soutenue par télévisions et radios, aura lieu les 28, 29 et 30 mars sur le thème de "l'égalité des chances" alors que la recherche sur les vaccins marque le pas et les contaminations continuent.
Plus de 4.500 bénévoles, assurant 350 animations partout en France pour sensibiliser et informer le public sur le VIH-Sida, participeront à cette grande chaîne de solidarité qui mobilisera de très nombreux médias dont TF1, les chaînes de France Télévisions, Arte, M6, W9, LCI, Europe 1, RTL et les stations de Radio-France.
Comme les années précédentes et jusqu'au 11 avril, les dons se font en appelant le 110, numéro d'appel gratuit ouvert, par internet (www.sidaction.org) ou par SMS, en composant le 33 000, puis en tapant "don", message accompagné d'une promesse de don.
Présidé par Pierre Bergé et Line Renaud, le Sidaction a retenu pour 2008 le thème de l'égalité des chances pour la prévention et l'accès aux soins de l'ensemble des populations touchées, y compris entre le Nord et le Sud, mais aussi au niveau de la recherche.
"La recherche dans le domaine du VIH-Sida manque de financements et cela frappe également les jeunes chercheurs à qui l'on doit donner envie de travailler en France", soulignent les présidents de Sidaction.
Les fonds collectés seront redistribués à raison de 50% à la recherche et 50% à des programmes de prévention et d'aide aux malades, en France et dans 29 pays en développement. En 2007, le Sidaction a permis de collecter 5,9 millions d'euros.
"Ce n'est vraiment pas assez ! Ce terrible fléau ne cesse de progresser. Il exige notre mobilisation sans relâche. En 2006, il y a eu encore 6.300 contaminations, rien qu'en France et des centaines de milliers à travers le monde. Le Sida est-il à ce point banalisé ?", s'est interrogée Line Renaud lors de la présentation du Sidaction 2008.
En France, 6.300 nouveaux diagnostics d'infections ont été constatés en 2006 contre 7.000 en 2004 et 6.700 en 2005, selon des chiffres officiels. Dans le monde, plus de 33 millions de personnes sont séropositives ou malades du sida en 2007, selon l'OMS.
"La mobilisation et la générosité doivent vraiment être au rendez-vous pour donner les moyens au Sidaction sinon nous risquons de renoncer à des programmes de recherche, de prévention et d'aide aux malades. Ce serait dramatique", a ajouté Line Renaud.
De son côté, le professeur Yves Levi, président du comité scientifique du Sidaction, a souligné que l'année 2007 avait été décevante sur le plan de la recherche contre le sida: "Il y a une vraie interrogation aujourd'hui de savoir si un vaccin sera mis au point, tandis qu'une personne sur deux arrive trop tard au diagnostic, et les médicaments actuels ne peuvent plus rien".
Cette déclaration fait suite à l'arrêt en septembre de l'essai clinique d'un vaccin expérimental contre le sida du laboratoire américain Merck, qui était considéré comme l'un des plus prometteurs.
Les chaînes I-télé, Paris-Première, Planète, Jimmy, Comédie! et Téva mobiliseront aussi leurs antennes pendant ces trois jours.
Portail orange
28 mars 2008
la gifle
GIFLE A UN ELEVE
Les avocats du professeur poursuivi veulent la relaxe
NOUVELOBS.COM | 25.03.2008 | 16:02
José Laboureur, le professeur qui avait giflé un élève de 6e fin janvier à Berlaimont (Nord), refuse la procédure de plaider-coupable qui devait avoir lieu jeudi et souhaite une audience publique estimant, entre autres, qu'il est "important de défendre la corporation" des enseignants.

(Reuters)
José Laboureur, le professeur qui avait giflé un élève de 6e, fin janvier à Berlaimont (Nord), a indiqué mardi 25 mars qu'il refusait la procédure de plaider-coupable prévue jeudi, et souhaitait une audience publique où ses avocats pourront demander sa relaxe pour son "geste malheureux".Il est poursuivi pour "violence aggravée" contre le garçon de onze ans qui l'avait traité de "connard", ce qui avait, selon José Laboureur, déclenché la gifle. Il risque jusqu'à cinq ans d'emprisonnement.
"Médiatisation à outrance"
Sur la relaxe, les avocats du professeur de technologie de 49 ans, ont notamment expliqué, lors d'une conférence de presse, que "la médiatisation à outrance" de l'affaire avait "porté un coup" à la présomption d'innocence, le procureur ayant également fait des déclarations, selon eux, "à charge" contre leur client.
José Laboureur, grand homme grisonnant de 1,90 m, a expliqué lui-même qu'il était "important de défendre la corporation" des enseignants "et tous les gens qui m'ont soutenu", ajoutant que "pour eux, je veux que ce soit public".
L'affaire a généré "une émotion extrêmement forte dans le milieu enseignant, avec plus de 40.000 lettres de soutien ou d'indignation qui sont parvenues à M. Laboureur", a souligné maître Jean-Marc Villesèche. "Cette mobilisation nous semblait difficilement compatible avec une audience qui ne soit pas publique".
Problème juridique
D'autre part, si José Laboureur "a accepté de reconnaître les faits qui lui étaient reprochés, le plaider-coupable suppose que l'on accepte une qualification pénale" à ces faits, a-t-il fait valoir. "Or c'est un problème juridique qui se pose : est-ce qu'on est dans le cadre de l'exercice de l'autorité d'enseignant ou face à une infraction pénale ?", a-t-il ajouté, estimant qu'un tribunal devait trancher cette question.
Le plaider-coupable suppose l'accord des deux parties (procureur et prévenu) et se déroule en présence du prévenu et de son avocat. Le procureur d'Avesnes-sur-Helpe devra fixer une date d'audience devant le tribunal correctionnel, sans doute pas avant deux ou trois mois.
Plaider la relaxe
Me Villesèche a expliqué qu'il plaiderait la relaxe. "Nous soutiendrons que nous étions face à l'agression verbale d'un élève et dans le cadre de l'exercice de cette autorité" d'enseignant, a-t-il ajouté.
Me Francis Lec a rappelé de son côté qu'une soixantaine de professeurs par jour "sont l'objet de violences" physiques ou verbales, "des insinuations, des diffamations, des outrages".
"Nous déplorons la manière dont cet enseignant a été maltraité", a-t-il ajouté, faisant référence à la garde à vue de 24 heures imposée à José Laboureur, qui avait beaucoup choqué. Il a encore suggéré que "le parquet peut parfaitement aujourd'hui abandonner les poursuites, à titre d'apaisement".
27 mars 2008
Ecoleole
Michel Trouillet, au travers de la structure Ecoleole, répond de façon personnalisée à toutes demandes venant du secteur de l' enseignement: écoles primaires, collèges et lycées ...etc.
Il conçoit et met en oeuvre des projets ayant pour support l'utilisation du vent dans le secteur éducatif : centres de loisirs, clubs et bases nautiques , de vol libre ou de toutes structures gérant des activités de pleine nature sans ou avec hébergements.
Il assure de façon ponctuelle des interventions lors de séjours jeunes pour des comités d' entreprises et des centres d' accueil avec hébergement sur l' un des thèmes proposé dans mes contenus d' intervention.
Il organise sur le plan logistique et technique des activités créatives et ludiques et en assure l' animation sous formes de stages de découverte, d' initiation ou de perfectionnement.
Il intervient sur des projets pilotes thérapeutiques en établissement spécialisés ( rééducation fonctionnelle, éveil , réinsertion...).
Cela fait maintenant plusieurs années que Michel intervient sur la classe sur des projets allant du cerf-volant à la montgolfière, en passant par les fusées. Il a déjà oeuvré, sur l'école entière, à la création d'un jardin du vent.
Bientôt des photos ...
26 mars 2008
séance cinéma avec les enfants
Sur la butte Montmartre, en plein été, pendant les grandes vacances, des enfants s'amusent. Par un bel après-midi ensoleillé, ils découvrent tout en haut d'un arbre, un merveilleux cerf-volant. Comment le récupérer? Bébert, qui se croit le plus malin, file chercher une échelle. Pierrot, qu'accompagne toujours sa sœur Nicole, préfère appeler les pompiers.
Le "sauvetage" opéré par ces derniers, les enfants découvrent dans le cerf-volant une lettre écrite en chinois. C'est l'antiquaire, Chinois lui-même, qui la traduit à Pierrot et à ses camarades et leur révèle que son auteur s'appelle Song Siao Tsing, qu'il a onze ans, vit à Pékin et attend une réponse.
Son adresse figure sur la queue du cerf-volant que Bébert, vexé d'être arrivé après les pompiers, a dérobée. La bande de Pierrot cherche en vain à la lui reprendre.
En rêve, la nuit suivante, Pierrot et Nicole s'envolent sur leur lit devenu magique grâce à Souen Wou K'ong, une sorte de génie qui les guide en Chine et dans les rues de Pékin à la recherche de Song Siao Tsing. Ils n'y trouveront qu'une bille magique, beaucoup de petits Chinois et Bébert, toujours aussi hargneux.
À son réveil Pierrot découvre un Bébert qui a fait amendé honorable; on peut maintenant répondre à la lettre du petit Chinois. Les enfants font s'envoler le cerf-volant et l'imaginent à Pékin, découvert par Song Sia Tsing au terme de sa mission de messager d'amitié.
Ce film de 1958 est réalisé par Roger Pigaut. Il nous a permis de lancer nos activités autour du cerf-volant.
25 mars 2008
week end
On ne se rappelle plus vraiment pourquoi le lundi de Pâques est férié. Mais il faut bien avouer que cela n'apparaît pas important. Le week end fut plus long que d'ordinaire et nul ne s'en plaint. D'autant que les semaines à venir se promettent intenses.
Dès aujourd'hui, nous finissons les festivités de Pâques, ainsi que les activités que nous avons développées autour de la semaine de la presse et des municipales.
Jeudi, nous continuons notre travail sur les cerfs-volants.
Puis, nous commencerons à nous sensibiliser sur les jeux olympiques, avec l'allumage de la flamme, en vue de préparer le quatrième thème.
24 mars 2008
Les J.O. : c'est parti !
Aujourd'hui, quelques milliers de personnes ont assisté à la cérémonie sur le site du sanctuaire antique autrefois dédié à Zeus, un public uniquement composé d'officiels, de journalistes et de personnes munies de tickets, l'accès au site ayant été strictement encadré.
Un temps légèrement découvert a permis à la torche d'être allumée à l'aide d'un miroir parabolique poli recueillant directement les rayons du soleil, comme le veut la tradition.
"La flamme olympique va faire rayonner la lumière et la joie, la paix et la fraternité, l'espoir et les rêves du peuple de Chine et du monde entier", a déclaré Qi Liu, qui n'a pas interrompu son discours lorsque les militants de RSF ont tenté de s'approcher de lui mais a brièvement tourné la tête vers eux.
La flamme a été ensuite transmise au premier relayeur, le Grec médaillé d'argent de taekwondo au JO de 2004 à Athènes, Alexandros Nikolaidis. A l'issue d'un périple de 137.000 km à travers les cinq continents, elle sera portée dans le stade olympique de Pékin le 8 août, pour l'ouverture des Jeux.
Le site d'Olympie, qui a accueilli les premiers Jeux antiques, sert depuis depuis 1936 à l'allumage de la flamme des JO d'été et d'hiver.
Alors que les appels au boycott se multiplient en raison de l'intensification de la répression chinoise après les émeutes survenues il y a dix jours au Tibet, Jacques Rogge a estimé lundi qu'il n'y avait pas d'"élan" pour un tel boycott.
Lundi, un militant chinois qui avait fait diffuser une lettre ouverte sous le slogan "Nous voulons les droits de l'Homme, pas des jeux Olympiques" a été condamné à cinq ans de prison dans son pays.
23 mars 2008
Pâques
Pâques, est une fête religieuse chrétienne commémorant la résurrection de Jésus-Christ, le troisième jour après sa Passion (du grec "pathos" : le fait de faire l'épreuve, l'expérience de) et de sa crucifixion le vendredi Saint, fête de sabbat. C'est le jour le plus saint du calendrier chrétien. Il marque la fin du jeûne du Carême.
Pâque, de l'hébreu Pessah "passage" est le nom de la fête juive qui commémore la sortie d'Egypte.
Ce mot a servi à désigner la fête chrétienne car, d'après les Evangiles, c'est pendant cette fête juive (qui dure 8 jours) qu'eut lieu la résurrection de Jésus. La forme "Pâque" est utilisée pour désigner cette fête dans les Eglises Orthodoxes. Pour les autres Eglises, cette forme est vieillie.
Bonnes fêtes de Pâques à tous !
22 mars 2008
baccalauréat
PARIS (AFP) - 17/03/08 08:10
La vie mouvementée du baccalauréat, 200 ans aujourd'hui
Le baccalauréat, né le 17 mars 1808 par un décret de Napoléon 1er, se déroulait à sa création à l'oral et surtout en grande partie en latin, avant de connaître moult évolutions tout au long de 200 ans d'une histoire mouvementée.
Probablement venu du latin "bacca laurea", "baie de lauriers", le mot de "baccalauréat" signifie aujourd'hui, pour plus de 500.000 jeunes, le passage à l'âge adulte, la sortie de la scolarité.
Lors de sa première session, en 1809, seuls 30 candidats sont reçus, après s'être soumis à trois quarts d'heure d'épreuve orale en latin, grec, français et philosophie, conduite par des professeurs d'université, explique à l'AFP Philippe Marchand, maître de conférence émérite à Lille III.
Le corpus des savoirs à maîtriser porte alors sur l'ensemble du programme depuis la 6e. L'histoire et la géographie s'y ajoutent en 1820, les maths et la physique en 1821.
En 1840, les candidats, qui ne sont encore que des garçons (Julie-Victoire Daubié est la première femme française ayant obtenu le droit de se présenter au bac à Lyon, en 1861), sont désormais plusieurs milliers à se présenter (près de 3.000 reçus en 1830). Ils passent une épreuve écrite de version latine, en deux heures, qui détermine leur admissibilité.
Apparaît alors le "bachotage", permis par la publication de "mémentos" - nos actuelles "annales" - et, par extension, "s'ouvrent dans tout le royaume des +boîtes à bac+, qu'on appelait des +fours à bachot+", précise M. Marchand.
Jusqu'ici sanctionné par une seule appréciation (très bien, bien, assez bien ou mal), le système de notation est transformé en 1854. Le jury dispose de trois boules, une blanche (positif), une rouge (moyen) et une noire (négatif), et en dépose une dans une urne à chacune des huit épreuves désormais en vigueur. Huit boules blanches se traduisent par la mention très bien et huit noires par l'ajournement.
Notre notation de 0 à 20 n'apparaît qu'en 1890-91.
L'effervescence des réformes éducatives de la IIIe République et ses débats entre les partisans des humanités classiques, appuyées sur le latin et le grec, et les promoteurs d'une éducation sans latin mais avec plus de français, de langue vivante et de sciences, secoue encore l'organisation du bac à la fin du siècle.
Scindé en deux parties en 1874 (une en fin de 1e, une en fin de terminale), il se décroche à partir de 1880 sans le "discours latin", préparé et prononcé alors par tous les élèves, puis se sépare en deux bacs: le "classique" comprend toujours du latin et du grec pour tous et se divise en deux séries (philosophie ou mathématiques élémentaires) et le "moderne", sans latin.
Ce nouveau bac "moderne" répond à une telle attente qu'entre 1893 et 1904, on passe de 583 à 2.155 bacheliers.
Jusqu'en 1945, de nouvelles séries apparaissent, de plus en plus de jeunes s'y essayent: 11.939 bacheliers recensés en 1935, garçons et filles, et 30.000 en 1948. "Les femmes investissent le baccalauréat surtout à partir de 1924, lorsque le programme des collèges et lycées de jeunes filles est aligné sur celui de l'enseignement secondaire masculin", explique M. Marchand.
Plus récemment, l'histoire du bac se confond avec la massification des effectifs scolaires et des records historiques de candidats reçus: 82,1% de réussite en 2006 et 83,3% en 2007 !
En 1963, les deux parties sont abandonnées au profit, en 1965, des épreuves anticipées de français. Puis, en 1968 naît le bac technologique et en 1985 le bac professionnel.



