Journal d'un Instit

Textes, Poèmes, Pensées d'un Instit au jour le jour.

23 décembre 2009

Le métier d'enseignant est plus que jamais un sacerdoce !

On savait que le métier d'enseignant - de part sa difficulté - était un véritable sacerdoce. Cela est encore plus vrai aujourd'hui. En effet, Valérie Pécresse (le ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche) a décidé que le diplôme de la maîtrise serait désormais obligatoire pour tenter le concours d'enseignant.

Cela signifie concrètement qu'il faudra au minimum 5 ans pour devenir professeur (contre 3 ans pour une infirmière). Sachant que la plupart des étudiants font leur maîtrise en deux ans (et non pas en un an) et que les étudiants en langue doivent effectuer un an de stage à l'étranger, alors ce sont 7 années que de nombreux étudiants devront passer à l'université avant de pouvoir enseigner. Sept ans, c'est autant de temps que pour former un prêtre !
A partir de maintenant, le secours de l'Esprit Saint sera nécessaire non seulement pour exercer ce métier, mais aussi pour trouver la force d'aller jusqu'au bout de la formation... moralement et financièrement ! 

 

http://chere-gospa.over-blog.com/

Posté par fB34 à 10:55 - actualité - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

31 août 2009

Editions


crayon_plume

Mon éditeur a aussi son blog :

http://crayonplume.eklablog.com

Je ne peux que vous inciter à aller le visiter.


Posté par fB34 à 17:01 - actualité - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

03 décembre 2008

Résister

Soutien syndical à un directeur d'école de l'Hérault "entré en résistance"

Le 02/12/2008 à 17:53

Cinq syndicats appellent à une manifestation de soutien, mercredi à Montpellier, à un directeur d'école convoqué devant l'Inspection académique de l'Hérault après avoir annoncé, dans une lettre à Nicolas Sarkozy, son "entrée en résistance" face aux réformes engagées dans l'Education nationale.

Le SNUipp/FSU, SUD Education, le SNE/CSEN, le SNUDI-FO, la CNT Education, ont indiqué mardi à l'AFP qu'ils s'opposeraient à toute forme de sanction qui pourrait être prise à l'encontre de leur collègue, directeur d'une école maternelle dans la banlieue de Montpellier.

Celui-ci, "par son initiative, incarne la résistance qui s'organise collectivement dans tout le département mais également dans tout le pays depuis la grève du 20 novembre" contre les réformes du ministre de l'Education nationale, Xavier Darcos, affirment les syndicats.

"Croyez-vous sincèrement, Monsieur le Président, que votre ministre pourra, par de telles réformes, atteindre l'objectif qu'il s'est fixé de diminuer par trois le nombre d'élèves en difficulté?", interroge le directeur d'école dans son courrier, qui annonce notamment son intention de ne pas appliquer les nouveaux programmes et de ne pas effectuer l'aide personnalisée.

"Il y a en ce moment un mouvement de désobéissance civile qui se met en place dans les écoles", a expliqué à l'AFP le secrétaire académique SNUIPP/FSU, Patrick Toledano.

Récemment, un professeur des écoles de Haute-Garonne a appelé sur internet à la "désobéissance pédagogique" pour protester contre les programmes scolaires préconisés à la rentrée 2008.

A Marseille, des écoles ont rédigé des lettres de désobéissance collectives qui devraient être remises vendredi à l'Inspection académique, selon un communiqué du Réseau informel de réflexion sur l'Education (RIRE) transmis à l'AFP.


© 2008 AFP

Posté par fB34 à 10:26 - actualité - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

11 novembre 2008

Ca fait peur

Nouvelle agression d'une enseignante dans l'Hérault

Le 10/11/2008 à 18:57

Une professeure de collège d'une quarantaine d'années a été frappée à coups de pied lundi par un garçon de 11 ans à Ganges (Hérault), trois semaines après l'agression d'une institutrice dans le département, a-t-on appris de sources concordantes.

L'enseignante se trouvait sur le parking de l'établissement lorsqu'elle a été insultée par le garçon qui connaissait son nom. Elle lui a demandé de se calmer avant qu'il ne lui donne des coups de pied dans les jambes. Réfugiée dans le bâtiment, elle a dû être transportée dans une clinique.

Les gendarmes ont identifié l'agresseur mais ne l'avaient pas encore interpellé en fin de journée. Selon le principal, il est extérieur à l'établissement et ne possède ni frère ni soeur scolarisé dans le collège.

Le rectorat a déposé plainte comme après l'agression d'une institutrice, le 23 octobre à Pézenas, par la mère d'une élève de 10 ans. La professeure, qui se trouvait toujours à la clinique en fin de journée, devrait en faire autant.

"Le contexte n'est pas le même mais ce sont les mêmes victimes. C'est l'école, l'institution, qui est attaquée", a déclaré à l'AFP Paul-Jacques Guiot, inspecteur d'académie.


© 2008 AFP

Posté par fB34 à 07:13 - actualité - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

30 septembre 2008

Agression

L'agression vendredi d'une enseignante de l'école Jean-Jaurès de Persan (Val-d'Oise) frappée plusieurs fois par un élève de dix ans, un fait rarissime en primaire, a suscité l'émotion des enseignants, des syndicats et du ministre de l'Education qui a exprimé sa "solidarité".

L'enseignante de CM1 a été frappée aux jambes et aux bras par un élève perturbé qui bénéficiait à ce titre d'un suivi pédagogique particulier.

Souffrant d'hématomes sur le corps, elle s'est vu prescrire un arrêt de travail de plusieurs jours (quatre selon le parquet, huit selon l'inspection d'académie). L'institutrice était toujours "très choquée" mardi, selon l'inspection.

Dans le cadre de la plainte déposée par l'enseignante pour violences volontaires sur personne chargée d'une mission de service public, l'élève a été entendu par les policiers du commissariat de Persan chargés de l'enquête pour la première fois mardi, en présence de ses parents, avec lesquels il est reparti.

Les enquêteurs entendent mener de nouvelles investigations sur la personnalité de l'élève.

L'inspectrice d'académie du Val-d'Oise, Simone Christin, s'est rendue lundi dans l'école pour s'entretenir avec les élèves de la classe et avec les enseignants. Sur le portail d'entrée de l'établissement, une grande banderole blanche avait été apposée où l'on pouvait lire: "Droit au respect".

"C'est la première fois qu'on voit ce type de faits en primaire. C'est un acte isolé lié à un enfant perturbé qui bénéficie d'un accompagnement pédagogique particulier", a-t-elle déclaré à l'AFP.

Le ministre de l'Education, Xavier Darcos, a demandé mardi au recteur de l'académie de Versailles "d'accorder la protection juridique à l'enseignante et d'envisager toutes les mesures susceptibles de restaurer la sérénité scolaire dans cette école".

Il a tenu à témoigner la solidarité de l'Education nationale "à l'institutrice victime d'un comportement inacceptable", condamnant "avec la plus grande fermeté" des actes "exceptionnels dans le 1er degré".

L'enseignante doit reprendre les cours en début de semaine prochaine. Depuis les faits, l'élève est quant à lui accueilli dans l'école où il est pris en charge en dehors de sa classe dans le cadre d'un suivi particulier.

L'élève "ne peut pas être exclu, les textes ne le permettent pas", a déclaré à l'AFP la directrice de l'école qui n'a pas souhaité donner son nom. L'inspectrice d'académie a souligné, elle: "c'est nôtre rôle de service public d'accompagner cet enfant perturbé".

Le parquet de Pontoise qui n'a pas encore ordonné de poursuites a déclaré à l'AFP qu'il pourrait donner une réponse pénale ou civile à l'affaire. Si la réponse est civile, l'enfant pourrait bénéficier d'une assistance éducative plus large que celle qu'il avait jusqu'à maintenant.

Ce type d'acte en primaire est "rarissime" et "complètement inacceptable", a réagi Gilles Moindrot, secrétaire général du SNUipp-FSU, premier syndicat du primaire, exprimant la "solidarité" du syndicat avec les enseignants de l'école, selon lui "extrêmement choqués".

Selon M. Moindrot, l'établissement, classé en éducation prioritaire, dispose d'un effectif par classe de 25 élèves (280 élèves pour 11 classes, selon les chiffres fournis par le syndicaliste).

Portail Orange

Posté par fB34 à 22:38 - actualité - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

24 septembre 2008

Mésentente

shadoks_comprendre_ce_qu_on_ditPlus d'un élève en difficulté scolaire sur cinq, à l'école élémentaire ou au collège, ne comprend pas ce qu'on lui demande de faire à l'école, selon un baromètre réalisé par le cabinet d'études "Trajectoires-réflex" pour l'Afev (étudiants bénévoles), publié mercredi.

A la question "en classe, est-ce que tu comprends toujours ce que l'on te demande de faire?", seulement 15 % des élèves interrogés répondent "toujours", 63% "pas certaines fois" et 22% "souvent, je ne comprends pas", selon ce baromètre mis en place, pour la première fois, dans le cadre de la "journée du refus de l'échec scolaire" mercredi.

Près de 30% des élèves interrogés "ne lèvent jamais" ou "pas très souvent le doigt en classe". Parmi eux, 56% l'expliquent par "la peur de se tromper ou la méconnaissance des réponses", selon l'étude.

26% des élèves en difficulté disent faire "beaucoup" de fautes d'orthographe (plus de 10) et 41% "un peu" (moins de 10).

A la question "tes parents te demandent-ils comment s'est passée ta journée à l'école/au collège?", 15% répondent "non, jamais" et 43% "oui, quelquefois".

En outre, 61% des élèves déclarent que leurs parents leur demandent "tous les jours" s'ils ont des leçons ou devoirs à faire, mais seuls 22% affirment qu'ils les aident pour leurs devoirs.

Un tiers des élèves interrogés disent qu'ils s'ennuient souvent, voire tout le temps à l'école.

Autre enseignement: 75% des élèves interrogés ne pratiquent pas une activité culturelle ou artistique en dehors de l'école, mais 33% font du sport en club.

Plus d'un tiers dit ne "jamais lire ou rarement un livre à la maison".

Par ailleurs, 42% des élèves interrogés ne prennent pas ou rarement un petit déjeuner le matin avant la journée scolaire. 20% des jeunes sondés disent se coucher après 22H00.

Cette enquête, publiée dans Le Parisien, a été réalisée par questionnaire, en face à face, par des étudiants de l'Association de la fondation étudiante pour la ville (Afev), auprès d'environ 700 enfants du CP à la 3ème en difficultés scolaires et recevant du soutien bénévole.

Portail Orange

Posté par fB34 à 14:10 - actualité - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

16 septembre 2008

Réinventer l'école (2)

Rapprocher l’école et l’entreprise

L’école et l’entreprise, condamnées à se regarder en chiens de faïence ? De plus en plus d’enseignants sont décidés à faire bouger les lignes. Pour l’économiste Jacques Marseille, cette réconciliation devient vitale : « Comment rester immobiles quand un tiers des emplois auront changé en 2015 et que les élèves ne sont pas préparés à ce bouleversement ? » Deux commissions composées d’experts internationaux et de grands dirigeants d’entreprise viennent de recommander d’étendre l’enseignement obligatoire de l’économie à toutes les classes de seconde, afin de familiariser les lycéens avec les concepts de base qui régissent le commerce et les échanges. La filière ES serait encouragée à travailler sur les modèles vivants d’entreprises bien réelles.

À l’école primaire, à part les pompiers et les policiers, peu de professionnels sont invités à venir y parler. Pourtant les forums des métiers, le plus souvent organisés par les parents d’élèves, font un tabac. Ils mettent en lumière, comme le fait remarquer Sébastien Clerc, la nécessité de revaloriser l’enseignement technique professionnel et le bac pro. Dans cette logique, Jacques Marseille préconise de créer des zones d’éducation de très haut niveau dans trois cents endroits clés sensibles, avec des enseignants très bien payés. « Mon pari serait de faire entrer des milieux professionnels comme partenaires pour former des jeunes extrêmement performants et parfaitement adaptés aux nouveaux besoins de main-d’œuvre. »

Un concept contesté par Cyril Delhay, promoteur des Conventions d’éducation prioritaire qui ont permis à des enfants de ZEP de faire des études, notamment à Sciences po. L’ancien professeur à La Courneuve ne veut pas prédestiner certains élèves à une vocation technique. Il fourmille de belles histoires : celle d’une fille des cités devenue DRH d’un grand groupe industriel, de ce lycéen, le plus rebelle d’un groupe de cent vingt élèves difficiles, parti en Chine et revenu transformé avec un projet de création d’entreprise sur place… qu’il a fini par concrétiser. La clé selon Delhay ? Réveiller l’envie.

Conduire les élèves de la classe à la scène Le geste est symbolique. Le ministre de l’Éducation, Xavier Darcos, a imposé l’initiation à l’histoire de l’art dans les programmes déjà chargés du primaire. Cet élan estimable peinera à dissimuler la pauvreté des moyens accordés à l’école pour mettre la culture à la portée de tous, ou l’héroïsme de certains enseignants pour décrocher des tickets de cinéma ou des billets de théâtre. Les institutions culturelles en contrat avec l’État pourraient afficher plus d’audace en proposant des partenariats aux collèges et aux lycées. La Comédie-Française a montré la voie en ouvrant la porte de ses spectacles à des établissements scolaires de banlieue, avant d’initier les élèves au travail et aux mystères de la scène. Un effort spectaculaire, encore isolé.

L’ordinateur et les nouvelles technologies ne sont plus considérés comme des adversaires de la culture scolaire. Mais à force de reculer l’heure de son équipement, l’école prend un retard considérable sur son époque… et sur ses propres élèves. Qui connaît le B2i (brevet informatique et Internet), censé attester la maîtrise des principales fonctions d’un ordinateur à la fin du CM2 ? Obligatoire pour entrer en sixième, il est parfois délivré à des enfants qui n’ont jamais touché un clavier de leur vie, quand tous les écoliers de Singapour disposent d’un poste personnel !
L’exemple du micro-État asiatique est peut-être à suivre, si on veut éviter de creuser de nouvelles inégalités entre les enfants. Entre-temps, certains enseignants recourent au système D. Ainsi, des lycéens se sont essayés au court-métrage en tournant leurs images avec des téléphones portables, puis en les montant. Rustique mais formateur : ils ont appris à observer, à être rigoureux, à choisir, à parvenir à un résultat. Autant de qualités très scolaires finalement.

Distribuer des notes de sérieux

L’autorité à l’école ? Tout le monde vote pour, sans hésitation ! De nombreux enseignants plaident même pour que la discipline soit intégrée dans les priorités du lycée et du collège. Certains, comme Sébastien Clerc, préconisent d’aller au-delà des désormais traditionnelles notes de comportement, plutôt symboliques, avec une « note de sérieux » affectée d’un coefficient 2. Mais les marques de respect voulues par Nicolas Sarkozy, qui a imposé l’obligation faite aux élèves de se lever à l’entrée du professeur et le retour des leçons de morale, ne seront, selon de nombreux enseignants, que des apparences si elles ne s’accompagnent pas d’une véritable éducation démocratique.

Comment débattre ? Comment exprimer un désaccord ? Comment se comporter en société ? Un tel code de savoir-vivre sera d’autant plus légitime qu’il aura été élaboré dans des discussions collectives plutôt qu’en cours magistral… Volontiers râleurs, les parents, eux aussi, doivent apprendre certaines règles du jeu, à commencer par le respect de l’enseignant. Arrêter de les considérer comme les boucs émissaires de la crise de l’école serait un bon début. S’interdire de leur faire la leçon, c’est une correction élémentaire. Une vraie relation de confiance avec eux reste à inventer. Cette solidarité-là, assez rare finalement, est aussi le secret des établissements qui réussissent…

LeFigaro.fr

Posté par fB34 à 09:09 - actualité - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

15 septembre 2008

Réinventer l'école

L’école à la française doit réviser sa copie, c’est entendu, mais pourquoi attendre une énième réforme pour innover ? Un peu partout dans le corps enseignant surgissent des idées concrètes et des énergies fortes pour faire bouger les choses et inspirer des parents désabusés.

Paru le 12.09.2008, par Pascale Wattier avec Olivier Picard dans le figaro

C’est une sorte de concours annuel. À chaque rentrée, les constats sur l’école, tous plus accablants les uns que les autres, s’accumulent dans les librairies. Sur fond de suppressions de postes dans l’Éducation nationale (11 200), cette édition 2008 met à l’affiche un paysage scolaire particulièrement sombre, que l’optimisme rituel du ministère ne parvient pas à éclairer… Plus que dans le mythe d’une grande réforme une de plus , les solutions les plus prometteuses surgissent aujourd’hui sur le terrain. Avec des profs ou des chefs d’établissement lucides qui ouvrent des pistes inédites. Alors qu’Entre les murs, de Laurent Cantet (Palme d’or 2008 à Cannes), sera à l’affiche le 24 septembre prochain, bienvenue en salle de classe, à l’heure où l’école est à (ré)inventer.

Renforcer le pouvoir du directeur d’école

Vouloir diviser par deux le nombre d’élèves qui arrivent au collège sans savoir lire, écrire et compter correctement (officiellement un sur quatre !), l’ambition est noble et salutaire. Ça ne suffira pas. Car le grand « retour aux fondamentaux », priorité absolue des nouveaux programmes du primaire, n’est pas vraiment une nouveauté. Voilà plus de quinze ans qu’elle figure en bonne place dans les discours des neuf ministres de l’Éducation nationale successifs depuis 1992. Sans résultats. Alors, imposer neuf à douze heures de français par semaine du CP au CM2, et cinq à six heures de mathématiques, très bien. Encore faut-il garantir l’efficacité de ce régime à haute dose de lecture, de rédaction, de grammaire et de calcul. Car l’autre enjeu, c’est le suivi individuel. Le plus souvent inexistant.

C’est pourquoi des enfants parviennent à passer de classe en classe en trimbalant jusqu’à l’entrée en sixième des handicaps qu’ils accumulent depuis le CP. Car si l’école élémentaire travaille consciencieusement, elle n’a aucune culture de la coordination. Et pour cause : le directeur d’école n’a pas de pouvoir pédagogique, ni d’autorité hiérarchique sur ses collègues enseignants pour harmoniser le travail en commun… En lui donnant, enfin, un vrai statut et un rôle dynamique pour organiser le soutien scolaire et préparer le relais avec le collège, on éviterait peut-être que l’orthographe reste « une patate chaude que chaque niveau de scolarité s’empresse de transmettre au suivant », comme le regrette Danièle Manesse, professeur de sciences du langage à Paris III Sorbonne nouvelle, coauteur de Orthographe, à qui la faute ? (ESF Éditeur).

Le niveau des jeunes en anglais, en allemand et en espagnol à la sortie de leur parcours scolaire ? Une infirmité nationale. Xavier Darcos, ministre de l’Éducation, promet des stages gratuits aux lycéens dès les prochaines vacances de février et d’été. Mais on pourrait agir dès le primaire. Problème : treize ans après l’introduction d’une initiation aux langues en cours élémentaire, le bilan est misérable. « Les professeurs de sixième affirment que passé les deux premiers mois, ils ne voient plus la différence entre les enfants qui ont reçu un apprentissage en primaire et ceux qui n’ont jamais prononcé un mot d’anglais », résume une directrice d’école parisienne, au diapason de ses collègues. Cet enseignement est laissé à la compétence des instituteurs qui ont accepté de suivre une initiation, sans aucune gratification financière.

Première piste possible ? Faciliter l’intervention de professeurs des collèges voisins, payés en heures supplémentaires. À condition qu’ils vivent cela comme un enrichissement, pas comme une punition. Dans son livre Cours des Miracles (éd. Albin Michel), Christian Muzyk, professeur d’anglais dans un collège du nord de la France, avance son truc à lui : alimenter l’enthousiasme de ses élèves. Intraitable sur les règles, il leur propose d’écrire des chansons originales. Adhésion garantie. D’autres collègues voudraient rendre systématiques les séjours à l’étranger pour les lycéens (au moins un par an). Classique, certes, mais on n’a pas trouvé mieux pour opérer le fameux déclic…

Posté par fB34 à 19:09 - actualité - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

02 septembre 2008

Rentrée polémique

Les douze millions d'élèves de France ont fait mardi leur rentrée, tous ensemble pour la première fois depuis 17 ans en raison de la suppression du samedi matin, une rentrée marquée aussi par l'accent mis sur le soutien scolaire et 11.200 suppressions de postes.

Jusqu'alors, les écoliers qui ne travaillaient pas le samedi matin avaient une rentrée en avance, ce qui n'est plus le cas cette année.

Les 11.987.200 écoliers, collégiens et lycéens apprendront grâce à 870.023 enseignants et 174.005 personnels non enseignants, dans 66.747 établissements.

La rentrée est marquée par "beaucoup d'innovations", signe que "l'Education nationale est en train de changer profondément", a déclaré le Premier ministre François Fillon, en visite dans une école et un lycée de Saint-Valéry-en-Caux (Seine-Maritime), près de Rouen.

07rentree

"Tout se passe bien", avait commenté dans la matinée le ministre de l'Education Xavier Darcos, au lycée Buffon à Paris (XVe).

Cette année en primaire, plus aucun élève ne travaillera le samedi matin. Dans la grande majorité des écoles, cela signifie une semaine de quatre jours, même si la réforme permet en théorie, selon un arrêté de juin, de choisir quatre jours ou quatre jours et demi avec le mercredi matin.

En cas de semaine de quatre jours, les écoliers auront des journées de six heures, soit autant que l'an dernier, a souligné lundi soir M. Darcos. Mais il y aura en plus des heures de soutien et certains spécialistes des rythmes scolaires doutent que les élèves faibles progressent si ce sont eux qui ont les journées les plus chargées.

Dans nombre d'écoles, le choix de placer les deux heures d'"aide personnalisée" le matin, le midi, le soir ou le mercredi matin, n'a d'ailleurs pas encore été fait. Cette aide qui débutera en octobre pose des problèmes d'organisation aux communes (transport, restauration, gestion des agents).

Autre changement en primaire: l'entrée en vigueur de nouveaux programmes qui mettent l'accent sur le français et les mathématiques et instaurent l'instruction morale et civique.

Les parents seront largement informés: "un guide pratique" du primaire rédigé par le ministère va leur être diffusé à 5,1 millions d'exemplaires, tandis que le premier syndicat des écoles, le SNUipp-FSU, va distribuer un feuillet de quatre pages, critique, à 400.000 exemplaires.

C'est que le bras de fer entre M. Darcos et ses opposants ne faiblit pas.

Dans une déclaration, l'ex-ministre de l'Education Jack Lang a invité "le pays à se battre contre le plan Darcos" qui, à ses yeux, "appauvrit" l'école.

"Il faut arrêter de présenter comme étriqué un système qui est d'une générosité invraisemblable et sans égale dans aucun pays du monde développé", lui a rétorqué M. Darcos.

Le ministère a aussi répliqué au premier syndicat du primaire qui avait commandé au CSA un sondage publié fin août, selon lequel 51% des Français estimaient que l'action du gouvernement n'allait pas dans le bon sens en matière de réduction de l'échec scolaire.

Selon un sondage CSA commandé par le ministère, publié mardi dans Sud-Ouest, 72% des sondés jugent que l'augmentation des postes en primaire ces dernières années "n'a pas permis d'enrayer l'échec scolaire".

Une manière de préparer le terrain à la suppression annoncée de 13.500 nouveaux postes dans l'Education en 2009, après les 11.200 de cette rentrée, dénoncés par la fédération de parents FCPE pour laquelle "l'encadrement des enfants" a été "sacrifié". Ce que dément le ministère.

Posté par fB34 à 20:40 - actualité - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

25 juin 2008

A la une

Le professeur qui avait giflé un élève, en corrrectionnelle à Avesnes-sur-Helpe

trucs_en_vrac_par_gotliebUn professeur de technologie de Berlaimont (Nord), qui avait giflé un élève il y a cinq mois, comparaît mercredi devant le tribunal correctionnel d'Avesnes-sur-Helpe où il entend expliquer son geste.

"Il attend de son procès de pouvoir expliquer pourquoi il a pu pousser cet élève et lui administrer une gifle, expliquer qu'à ses yeux, il était dans le cadre de son exercice professionnel face à un élève qui le provoquait et cherchait l'affrontement", résume Me Jean-Marc Villesèche, l'avocat de José Laboureur.

Le 28 janvier, il avait poussé contre une porte puis giflé un élève de 11 ans qui refusait de ranger une table au fond de la classe, après que le collégien l'eut traité de "connard" en le regardant dans les yeux. Le père du mineur, gendarme, avait déposé plainte, entraînant le placement en garde à vue du professeur pendant 24 heures.

M. Laboureur "ne pensait pas être en train d'exercer des faits de nature pénale, il ne pensait pas sortir de son rôle d'enseignant dans ces circonstances-là", souligne Me Villesèche, qui plaidera la relaxe de son client.

Du côté de l'élève --qui avait été exclu trois jours de sa classe pour avoir insulté son professeur- - et de sa famille, "on attend que le débat ne soit pas faussé et décalé sur la condition de professeur, sur les difficultés que peuvent rencontrer les enseignants", selon leur avocat, Me Emmanuel Riglaire.

"Ces difficultés ne sont pas contestables, mais elles n'ont rien à voir avec notre affaire", poursuit Me Riglaire, qui entend demander à M. Laboureur un euro de dommages et intérêts "pour toute la tempête dans laquelle il a emporté cet enfant".

"Les considérations personnelles de M. Laboureur et la médiatisation qu'il a donné à sa défense ne pouvaient que déstabiliser cet enfant", assure Me Riglaire.

L'affaire avait suscité de nombreuses réactions. Une pétition de soutien lancée par le Snalc-CSEN, traditionnellement classé à droite, avait notamment recueilli plusieurs milliers de signatures, et le Premier ministre François Fillon avait également manifesté son "soutien" au professeur.

M. Laboureur avait refusé la procédure de "plaider-coupable" d'abord prévue fin mars pour cette affaire, expliquant vouloir un procès public pour se défendre.

"Aujourd'hui, il attend avec un peu de tension et d'appréhension l'audience correctionnelle", selon son avocat. En arrêt de travail depuis le début de l'affaire, il devait "théoriquement" reprendre le chemin des cours lundi, selon Me Villesèche.

Posté par fB34 à 10:13 - actualité - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



« Accueil  1  2  3  4  5   Page suivante »