07 juin 2008
Civisme
L'immigration malmenée en cours d'éducation civique ?
NOUVELOBS.COM
Six organisations dénoncent la "tentative de transformer l'éducation civique en prosélytisme en faveur d'une vision réductrice de l'immigration et des droits de l'Homme" après avoir pris connaissance de nouveaux programmes d'éducation civique pour le collège, jugés "pernicieux".

(Reuters)
Six organisations de défense des droits de l'homme, fédérations et syndicats de l'éducation (FCPE, FERC-CGT, GISTI, LDH, RESF, SNES-FSU) ont lancé, vendredi 6 juin, un appel à la vigilance après avoir pris connaissance de nouveaux programmes d'éducation civique pour le collège qui leur apparaissent "comme un nouvel usage scolaire de la problématique de l'identité nationale dans ce qu'elle a de plus pernicieux"."Les droits fondamentaux s'appliquent à tous"
Dans un communiqué commun intitulé "Education civique : vers un apprentissage de la xénophobie ?", les organisations s'insurgent notamment contre le libellé de la partie du programme de 3e consacrée à la nationalité et la citoyenneté, ainsi formulé : "La diversité de la population sur le territoire national est prise en compte en faisant apparaître (…) : – la nature des droits civils, économiques et sociaux accordés à tous les habitants régulièrement installés sur le territoire national ".
"Cette formulation accrédite l'idée que les étrangers qui ne sont pas régulièrement installés sur le territoire ne bénéficieraient pas de droits civils, économiques et sociaux", soulignent les organisations, qui rappellent que "les droits fondamentaux s'appliquent à tous, y compris aux étrangers sans papiers".
Ne pas transformer l'éducation en prosélytisme
S'indignant contre la politique du gouvernement (politique de quotas d'expulsions et d'"immigration choisie") qui le conduit "à bafouer ces principes", les organisations assurent qu'elles dénonceront fermement "toute tentative de transformer l'éducation civique en prosélytisme en faveur d'une vision réductrice de l'immigration et des droits de l'Homme."
14 mars 2008
direct ou indirect
Un bon schéma vaut mieux qu'un long discours. Petit rappel sur les modes de scrutin : suffrage universel direct ou indirect...
13 mars 2008
Municipales
Dans une Démocratie, une élection municipale est une élection au cours de laquelle les habitants d'une commune élisent les conseillers municipaux.
Ces derniers éliront alors le maire.
En France, le système électoral diffère selon la taille de la commune.
Dans les 3 communes de plus de 500.000 habitants (Paris, Lyon, Marseille), le conseil municipal est élu séparément par arrondissement municipal (mais les arrondissements ne disposent pas d'assemblée propre ni d'autonomie financière), seul un tiers des élus va alors siéger dans la mairie centrale.
Le mandat du conseil municipal est de six ans, le scrutin ayant lieu simultanément dans toutes les communes françaises. Des élections municipales (éventuellement partielles dans les communes à arrondissements) peuvent avoir lieu au cours de ce mandat de 6 ans en cas de démission du conseil municipal, sans en reporter le terme.
Tout majeur inscrit sur les listes électorales de la commune peut se présenter au conseil municipal, dès l'age de 18 ans. L'inscription sur les listes électorales municipales est ouverte à tous les citoyens de l'Union européenne, résidant en France depuis plus de 3 mois, non déchus de leurs droits d'électeur dans leur pays. Le vote en France est un devoir civique, mais pas obligatoire (la non-participation n'est pas sanctionnée). Le vote blanc est valable et compté pour déterminer le quorum des votes exprimés lors de la détermination des conditions de majorité suffisante pour valider l'élection dès le premier tour ; cependant le vote blanc (ou nul) n'est pas compté comme vote exprimé, pour la majorité simple demandée pour le quorum minimum de voix nécessaire à la présentation d'une liste au second tour.
Dans les communes de moins de 2500 habitants, les listes peuvent être incomplètes, et les candidatures individuelles sont admises. Pour les communes comprises entre 2500 et 3500 habitants, les listes doivent comporter autant de candidats que de sièges à pourvoir. Dans les communes à arrondissements, il n'y a pas obligation de présenter une liste dans tous les arrondissements communaux.
Le scrutin municipal étant organisé par liste, il n'est pas invalidé si un candidat décède, se désiste ou est empêché durant les élections. En cas de démission d'un ou plusieurs conseillers municipaux au cours de leur mandat, le conseil municipal peut rester en place si la représentation en voix des sièges reste suffisante.
Dans les communes de moins de 2500 et celles de 2500 à 3500 habitants les règles de vote permettent à l'électeur une grande liberté de choix.
| Taille de la commune | Nombre de conseillers |
|---|---|
| < 100 h | 9 |
| de 100 à 499 | 11 |
| de 500 à 1499 | 15 |
| de 1500 à 2499 | 19 |
| de 2500 à 3499 | 23 |
| de 3500 à 4999 | 27 |
| de 5000 à 9999 | 29 |
| de 10000 à 19999 | 33 |
| de 20000 à 29999 | 35 |
| de 30000 à 39999 | 39 |
| de 40000 à 49999 | 43 |
| de 50000 à 59999 | 45 |
| de 60000 à 79999 | 49 |
| de 80000 à 99999 | 53 |
| de 100000 à 149999 | 55 |
| de 150000 à 199999 | 59 |
| de 200000 à 249999 | 61 |
| de 250000 à 299999 | 65 |
| au-delà de 300000 | 69 |
Lyon compte 73 conseillers, Marseille 101 et Paris 163
