Journal d'un Instit

Textes, Poèmes, Pensées d'un Instit au jour le jour.

25 septembre 2008

Sortir de l'ornière

bureauUn espace dédié aux familles dans chaque école, des actions de formation des parents "qui n'ont pas les compétences de base", une journée passée par les familles sur les bancs de l'école..., plusieurs organisations ont lancé mercredi des pistes pour lutter contre l'échec scolaire.

Ces propositions ont été lancées dans le cadre de la première "journée du refus de l'échec scolaire", initiée par l'Association de la fondation étudiante pour la ville (Afev, réseau d'étudiants bénévoles pratiquant du soutien scolaire pour les élèves en difficultés).

L'Afev entendait "tirer la sonnette d'alarme" sur le fait que "chaque année 150.000 jeunes d'au moins 16 ans, soit un sur cinq, sortent du système scolaire sans qualification", ce depuis des années, dans un pays pourtant "champion des réformes", ministre (de l'Education) après ministre.

Le thème choisi pour cette première édition - appelée à se renouveler - était le lien "les familles et l'école", et notamment comment impliquer les familles les plus éloignées des questions scolaires dans un système au fonctionnement complexe.

L'Afev et ATD Quart Monde ont proposé de créer dans chaque école un espace spécialement dédié aux familles, "une salle d'accueil", pour qu'elles se sentent "naturellement accueillies", comme cela existe en Catalogne en Espagne.

Philippe Meirieu, pédagogue et professeur à l'Université Lyon II, a préconisé "qu'une fois par an, tous les parents aillent une journée dans la classe de leur enfant, en même temps que les élèves pour démystifier l'école, comprendre ce qui s'y passe et nouer un dialogue avec l'enseignant".

"Il faudrait que cette journée d'absence soit autorisée par l'employeur. Elle pourrait être une bonne utilisation du lundi de Pentecôte", a-t-il dit à l'AFP.

L'Agence nationale de lutte contre l'illettrisme a proposé de "lier des actions de formation des adultes ne maîtrisant pas "les compétences de base avec l'entrée en scolarité de leurs enfants", pour renforcer l'"estime de soi".

Pour qu'un parent s'implique, il faut "qu'il puisse acquérir les codes du système", a plaidé la FCPE (première fédération de parents d'élèves du public).

Le mouvement "Cahiers pédagogiques" a préconisé pour sa part "d'intégrer dans le cursus des futurs enseignants une formation obligatoire sur les relations avec les parents".

Plus radicalement, Gabriel Cohn-Bendit, fondateur du lycée expérimental de Saint-Nazaire et militant de l'éducation alternative, par ailleurs parrain de cette journée, a proposé "de trouver un autre métier à 70% des enseignants", estimant que l'échec scolaire est "celui de l'école, pas celui des mômes".

L'Afev a par ailleurs publié les résultats d'un baromètre qui montre que 22% des élèves en difficultés scolaires entre le CP et la 3ème ne comprennent pas ce qu'on leur demande de faire en classe.

Près de 30% des élèves interrogés "ne lèvent jamais" ou "pas très souvent le doigt en classe". Parmi eux, 56% l'expliquent par "la peur de se tromper ou la méconnaissance des réponses".

Un tiers des élèves interrogés disent qu'ils s'ennuient souvent, voire tout le temps à l'école. 41% disent avoir parfois ou souvent mal au ventre avant d'aller en classe.

Par ailleurs, 42% des élèves interrogés ne prennent pas ou rarement un petit déjeuner le matin avant la journée scolaire. 20% des jeunes sondés disent se coucher après 22H00.

En province, des débats se sont aussi tenus, dont certains autour du film "Entre les murs", Palme d'Or à Cannes 2008, sorti mercredi en salles.

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27 juin 2008

fête

Ce soir, c'est la fête, la kermesse, avec le spectacle des enfants. Sur le thème des 4 éléments, nous avons choisi le feu et le soleil, sur la chanson de Noah, mon eldorado.

soleil_couchant

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28 mai 2008

Ecoles alternatives

Démocratisés, mieux expliqués aussi, les enseignements
« différents » emballent de plus en plus de familles.
Une décision loin d’être anodine, dont l’opportunité divise les parents autant que les professeurs.

Paru le 26.05.2008, dans le Figaro par Sandra de Vivies

montessoriTout le monde sait aujourd’hui que les écoles alternatives ne sont pas des fiefs à beatniks végétariens vêtus de tuniques à franges. Et si les dérives sectaires existent toujours, elles restent très minoritaires. En général, donc, ces établissements bénéficient, au moins grâce à l’intention et la pertinence de leurs outils pédagogiques, d’une large adhésion. Ce qui s’explique dans la mesure où, depuis leur apparition au début du XXe siècle, le statut de l’enfant a beaucoup évolué (trop, pour certains, brandissant la menace du petit tyran !).
On prend désormais en compte ses besoins autres que biologiques et l’on parle beaucoup d’éveil. La pédagogie de Maria Montessori, première femme médecin en Italie, celle de l’Autrichien Rudolf Steiner – qui inventa une école à l’usine où enfants d’ouvriers et de contremaîtres partageaient le tableau noir – comme celle de l’enseignant Célestin Freinet, se basent notamment sur l’autonomie et la confiance. On ne parle pas ici d’enfant tout-puissant, mais d’enfant responsable. Elles privilégient également les activités manuelles et artistiques, et en cela le plaisir de réaliser soi-même.
Ces méthodes, autrefois très décalées, trouvent désormais un écho naturel auprès des parents. À l’école publique, la jeune garde d’instituteurs tend à s’en inspirer. Autant d’élèves sensibilisés, outre les quelque 100 000 scolarisés dans les écoles « différentes ». Alors, pour Junior, on fait quoi ?

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16 mai 2008

Suite du Chat LeMonde.fr

PMeirieuParmi les réformes actuellement en cours, y en a-t-il une que vous acceptez sans réserve et une autre que vous rejetez sans réserve ? Et pourquoi ? 

Philippe Meirieu :  Je joue mon joker. Il y a peu de mesures que je sauverais ; elles se font dans un contexte qui globalement est une remise en question de la notion de service public. On joue massivement sur la concurrence systématique entre les personnes, entre les écoles, les établissements et les universités. On fait l'hypothèse que la qualité ne sera obtenue que par la concurrence, alors que je crois que la qualité ne peut être obtenue que par une concertation approfondie et une véritable réflexion de fond avec tous les partenaires du système éducatif. 

Si monsieur le président vous proposait le poste de ministre de l'éducation, l'accepteriez-vous ? quelle serait votre première réforme ?   

Philippe Meirieu :  Je pense qu'il est inutile de s'intéresser à des hypothèses aujourd'hui totalement absurdes. Le président de la République et le ministre de l'éducation ne cessent de dénoncer le pédagogisme dont ils affirment que je suis le principal représentant. 

Je suis d'ailleurs très choqué par cette stigmatisation qui n'a à mes yeux qu'un véritable objectif : écarter la vraie question, qui est "que fait-on des élèves qui ne veulent pas apprendre ?". Les pédagogues n'ont cessé de poser cette question et le font encore obstinément.

Le gouvernement actuel répond par des "y a qu'à" et "il faut que". Il pense que s'intéresser à la mobilisation des élèves sur leurs apprentissages est de la démagogie et du temps perdu, alors que je crois que c'est la seule condition pour une véritable démocratisation. 

Si on ne traite pas de la question du désir d'apprendre, seuls ceux qui ont trouvé leur panoplie de bon élève au pied de leur berceau vont réussir à l'école. Sous prétexte de réalisme, la politique d'aujourd'hui tourne le dos à tous les acquis de la pédagogie. 

Elle est plus proche du formatage que de l'éducation, et si je devais souhaiter une chose, ce serait qu'on réhabilite le patrimoine et la formation pédagogiques dans tous les domaines. Célestin Freinet, Maria Montessori, Anton Makarenko, Lorenzo Milani, Pestalozzi, Oury, ont beaucoup de choses encore à nous apprendre. 

Si nous ne les écoutons pas un peu, nous allons vraiment sacrifier une génération d'élèves. Les méthodes qui ont "fait leurs preuves", ce sont eux qui les ont proposées et ce sont eux qu'il faut écouter. 

Eh oui monsieur Meirieu, j'ai parfois le sentiment que les professeurs passent plus de temps à faire de la pédagogie qu'à enseigner. A qui la faute? 

Philippe Meirieu : Pour moi, enseigner, c'est faire de la pédagogie ! Je ne vois pas comment on peut faire de la pédagogie sans enseigner. Enseigner, c'est inventer des moyens pour transmettre des savoirs, et c'est cela la pédagogie. 

Que pensez-vous du retour de l'autorité et de la morale à l'école ? 

Philippe Meirieu :  L'école est effectivement un lieu où l'on apprend à obéir à une autorité légitime et à respecter les autres. Mais pour moi, cela ne peut se faire que dans une pédagogie active et coopérative : c'est ainsi que les élèves découvrent la nécessité de la loi, c'est ainsi qu'ils élaborent les règles nécessaires au fonctionnement collectif, c'est ainsi qu'ils comprennent la nécessité du respect réciproque, de l'entraide, et de la solidarité. 

La véritable morale, c'est celle que l'on fait vivre aux élèves. D'ailleurs les élèves ne s'y trompent pas. Ils n'ont plus aucune confiance dans les adultes qui leur disent trop souvent : "faites ce que je dis mais ne faites pas ce que je fais."

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15 mai 2008

Questions à P. Meirieu

Meirieu"La France a une très mauvaise gestion des rythmes scolaires", selon M. Meirieu

LEMONDE.FR (extrait du chat)

"La suppression du samedi matin va encore alourdir les journées existantes et accroître la fatigue scolaire, qui est aujourd'hui l'une des causes majeures de l'échec", selon le pédagogue Philippe Meirieu.

Je constate de plus en plus l'inquiétude des parents pour la survie scolaire de leurs enfants, et le manque de moyens humains pour encadrer ces jeunes. Face à cela, M. Darcos envisage de supprimer des postes d'enseignants. Comment faire mieux avec moins ? 

Philippe Meirieu : Je ne suis pas capable de répondre à la place du ministre sur cette question, et je pense qu'il n'est pas possible de faire mieux avec moins.  J'ai moi-même défendu, à plusieurs reprises, l'idée qu'on pouvait réformer l'éducation nationale sans investir pour autant des moyens colossaux supplémentaires. 

Mais là, le gouvernement veut réformer en faisant des économies. Je crains que la logique strictement budgétaire ne l'emporte sur la logique pédagogique, et qu'effectivement des enseignements soient sacrifiés. 

Quel avis donneriez-vous à une jeune enseignante du primaire quant aux nouveaux programmes centrés autour du français - maths et la morale ?   

Philippe Meirieu : Les nouveaux programmes tentent d'effectuer un recentrage sur "les fondamentaux" : lire, écrire, compter, savoir se comporter en "citoyen français". Bien sûr, nul n'est contre de tels objectifs et, d'ailleurs, l'immense majorité des enseignants du premier degré les poursuivent depuis de nombreuses années. 

Ce qui est, en réalité, en jeu dans ces nouveaux programmes, c'est l'équilibre entre les temps de découverte et les temps de formalisation nécessaire des savoirs. 

Il n'est pas question de nier l'importance de la mémorisation et de l'acquisition des règles grammaticales et arithmétiques, mais je crois, pour ma part, que ces mécanismes doivent être acquis à travers des enseignements vivants qui impliquent les élèves et qui leur permettent de découvrir le sens des savoirs. 

Par ailleurs, il faut bien reconnaître que, même s'ils sont contraignants, les programmes donnent quand même une marge de liberté importante aux enseignants. 

Le ministre n'a cessé de le rappeler : il faut utiliser cette marge de liberté, en particulier pour mettre en place des activités structurées et mobilisatrices pour les élèves. 

Il me semble que les jeunes enseignants ne doivent pas renoncer àleurs perspectives pédagogiques, à faire de leur classe un lieu de vie et d'expression et, simultanément, d'acquisition rigoureuse des savoirs. 

Une réforme qui va plutôt dans le bon sens, selon vous alors ? 

Philippe Meirieu :  Non, pas du tout. Les programmes de 2002 étaient beaucoup plus ambitieux et équilibrés. La dimension culturelle était beaucoup plus grande, et l'ouverture sur des activités pédagogiques variées était clairement affirmée. 

Les programmes de 2008 fixent des objectifs beaucoup plus limités et techniques. Ce sont, pour l'essentiel, des objectifs quantifiables qui laissent échapper toute une part de l'activité pédagogique. 

Je crois qu'il faut que les enseignants, tout en suivant les programmes auxquels ils sont confrontés aujourd'hui, continuent à mener un travail pédagogique de fond et ne se rabattent pas sur une pédagogie du perroquet. 

Que pensez-vous de la fermeture des écoles le samedi matin ? 

Philippe Meirieu :  J'y suis très hostile. Pour plusieurs raisons : d'une part, c'est, de fait, la généralisation de la semaine de quatre jours. Or, la France a déjà une très mauvaise gestion des rythmes scolaires, avec des journées trop longues et trop peu de journées d'école dans l'année. 

La suppression du samedi matin va encore alourdir les journées existantes et accroître la fatigue scolaire, qui est aujourd'hui l'une des causes majeures de l'échec. 

Les élèves ont perdu plus d'une heure de sommeil par jour depuis trente ans : ils sont excités, stressés, et moins bien disposés à entrer dans les exercices scolaires. 

D'autre part, je pense qu'on aurait dû utiliser le samedi matin pour améliorer les relations entre les familles et l'école : il était possible par exemple de demander aux enseignants d'ouvrir systématiquement l'école aux familles le samedi pour améliorer la connaissance du système scolaire, des pratiques pédagogiques, et permettre de nouer un dialogue sur des questions qui intéressent à la fois les professeurs et les parents. 

Enfin, je crois que le système de rattrapage qui est proposé pour les élèves en difficulté ne permettra pas efficacement de leur apporter le soutien nécessaire : ils risquent de se sentir punis de venir en classe plus que leurs camarades, et cela pourra parfois être contre-productif. 

En quoi la suppression de 3 heures de cours le samedi matin et la réduction de la semaine de cours à 24 heures peuvent-elles accroître la "fatigue scolaire" ? 

Philippe Meirieu :  En fait, la véritable question c'est la journée scolaire, qui est trop lourde et qu'il faut réduire. Six heures de cours par jour pour des élèves de 8 ans, c'est excessif, et je préférerais des journées de quatre heures mieux réparties dans la semaine et dans l'année. Mais cela exige bien sûr une réflexion sur la mise en place d'activités complémentaires, culturelles ou sportives, qui aujourd'hui font défaut en France.  Enfin, je trouve que, depuis plusieurs années, nous allons toujours dans le même sens : imposer aux élèves les contraintes des adultes en matière de week-ends, de vacances, de garderie, etc. Il faudrait plutôt s'intéresser aux besoins réels des enfants et réfléchir sur leur équilibre de vie. 

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18 mars 2008

La "loterie" de la notation au bac

loterieSi la notation scolaire est aléatoire, le maintien du baccalauréat est-il légitime ? C'est la question que pose Bruno Suchaut, chercheur en sciences de l'éducation et directeur de l'Institut de recherche sur l'éducation (Iredu) de l'université de Dijon, dans une récente étude publiée sur le site de l'Iredu. 

Alors que l'organisation du bac, sa pertinence et sa finalité sont au cœur du débat éducatif depuis plusieurs années, le chercheur a mené une expérience pour tester la fiabilité des notes distribuées à cet examen. Il a soumis six copies de sciences économiques et sociales (SES) des sessions 2006 et 2007 du bac à la correction de soixante-six professeurs de deux académies différentes. Les copies sont celles de candidats reçus à l'examen : deux sont des bons devoirs ayant reçu la note de 15/20 et quatre sont moyens, notés de 9 à 11/20. Le résultat est sans appel puisqu'un même devoir peut, selon le correcteur, être noté de 4 à 14/20 ou de 8 à 18/20 !

AUTANT DE CRITÈRES D'EXIGENCE QUE DE CORRECTEURS

M. Suchaut montre notamment que "les enseignants n'ont pas la même constance dans leur évaluation en terme d'indulgence ou de sévérité" selon les copies, mais aussi que d'autres correcteurs "auraient donné lieu à des distributions de notes différentes". La démonstration du chercheur est d'autant plus aboutie que dans les appréciations justifiant la note qu'ils ont attribué, "les jugements professoraux diffèrent tout autant que les notes". Par exemple, une copie est notée 14/20 et qualifiée de "bon devoir, les connaissances sont maîtrisées" tandis qu' un autre correcteur lui attribue la note de 4/20, estimant que "l'élève ne maîtrise pas les notions".

Partant de ce constat d'une notation s'apparentant à une "loterie" , Bruno Suchaut  pose la question de la légitimité de la notation scolaire et au-delà, du maintien du baccalauréat. Un candidat, selon qu'il reçoit une note de 4 ou de 14/20, coefficient 7 en SES, peut être recalé ou reçu au bac avec mention ! QCM, double correction des copies, suppression pure et simple de l'examen mais également abandon du principe de la notation figurent ainsi parmi les pistes envisagées en conclusion de ces travaux.

LeMonde.fr

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06 mars 2008

socle commun

imagesocleNous avons eu une formation de 2 jours sur le socle commun, ses enjeux et sa mise en pratique. J'avoue ne pas être friand des formations en général qui me semblent toujours plus proches de la masturbation intellectuelle et de joutes verbales sur le vocabulaire employé que des réelles préoccupations du terrain.

Cependant, je dois bien l'avouer, en savoir un peu plus sur le sujet du socle commun et de ses interactions avec les programmes anciens ou nouveaux, ou nouvellement anciens ou anciennement nouveaux, devenait tout de même indispensable.

J'ai donc relu, dans un premier temps, ce que redisaient les textes officiels, de loi.

http://www.education.gouv.fr/bo/2006/29/MENE0601554D.htm

Les 7 piliers dont parlent les textes ont longuement été repris durant ce colloque, ainsi que l'articulation connaissances, capacités et attitudes.

Reste maintenant à déterminer comment nous pourront intégrer les nouveaux programmes à l'idée de socle commun, si le sujet est encore d'actualité, et si nous aurons les réelles latitudes pour faire nôtres de façon concertée bien sûr mais surtout adaptée à chacune de nos écoles, l'esprit du socle commun et le mettre en pratique.

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15 février 2008

concertation

Nous avons eu, mercredi, une matinée constructive de concertation. Si les parents se demandent ce que peuvent bien faire les enseignants durant ces réunions, petits éclaircissements.

Tout d'abord, il y a eu le débat très intéressant sur la couleur que devait prendre la corde séparant les différents endroits de la cour, qui pour des raisons de sécurité se doit d'être délimitée. Je passe le discours sur l'opportunité d'un tel dispositif et les zones à définir ou les systèmes d'attache.

Ensuite, il est apparu évident de définir quand la corde devait être tendue afin que les enfants puissent tout de même circuler et cela, sans se prendre la dite corde. Je passe encore sur le débat qui devait définir qui devait alors accrocher ou décrocher la chose.

Je parle de la chose, parce qu'au bout du compte, personne n'est vraiment tombé d'accord sur l'utilité du système ou sur le fait de savoir si finalement cela n'était pas plus dangereux qu'autre chose. D'autant que si on y réfléchit, tracer un trait à la peinture reviendrait peut être au même sans les inconvénients.

Nous voilà donc repartis sur la discussion du trait à la peinture ou de la corde, sachant que nous avions déjà passés un temps fou sur les modalités du cordon qui devient de plus en plus sanitaire.

Bref, je commence à bouillir dans mon coin.

concertation

Les maternelles bouillent aussi allègrement, d'autant que cela ne les concerne pas et qu'elles se rendent compte perdre un peu leur temps.

Finalement, ce sera la corde et nous verrons à l'usage si c'est utile ou pas .....

Nous pouvons donc parler au bout d'une heure des toilettes à construire dans la cour. Il semblerait que le budget soit enfin débloqué. Mais alors, qu'en est-il de leur nettoyage ?

Le débat est reporté ultérieurement, car il faut tout de même avancer dans notre réunion.....

Pour tout vous dire, ma tension étant à son comble, je demeure à ce jour incapable de savoir la suite de la discussion. J'attendrais le compte rendu !

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07 février 2008

carnaval

Mardi, à l'occasion du mardi gras, nous avons fêté carnaval.

carnavalecoleMardi gras, initialement,  est une fête catholique qui marque, en apothéose, la fin de la semaine des sept jours gras autrefois appelés jours charnels. Cette période pendant laquelle on festoyait précède le mercredi des cendres marquant le début du Carême, période de jeunes de 40 jours, avant Pâques.

Les festivités associées au carnaval précèdent, dans la tradition chrétienne, l'entrée dans le Carême pendant lequel le chrétien mange "maigre", en s'abstenant notamment de viande ; d'où l'étymologie du mot "carnaval" qui dérive du latin médiéval "carnelevare" signifiant "enlever, retirer la chair" (c'est-à-dire "retirer la viande" de la table, dont elle restera absente durant tout le carême).

Les enfants aiment à se déguiser et défiler. Ce fut l'occasion d'une belle après-midi. Qui pour une fois, ne s'est pas terminée dans la classe par la confection de crêpes. Ce n'est que "crêpes" partie remise.

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18 janvier 2008

règlement

mediumlechatLe conseil d'école, pour essayer d'enrayer les problèmes de violence dans la cour, va remodeler ou réécrire le règlement intérieur une nouvelle fois. Nous devons repenser, avec les enfants, les règles de vie en collectivité. Il semble qu'une fois encore nous devions jouer le rôle d'éducateur, stipuler des simples notions d'éducation que les parents veulent à la fois nous faire entièrement porter et à la fois dont ils nous en écartent disant que cela ne nous regarde pas... Nouveau syllogisme ou nouveau sophisme ?

Posté par fB34 à 07:19 - conseil d'école - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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