27 avril 2011
Nostalgie
En 1954, Mademoiselle Perrugi, une jeune institutrice issue d'un milieu très modeste (son père est maçon et tailleur de pierres) prend son premier poste à Ségalières, un petit bourg du Lot. Elle découvre une école à classe unique, sans eau courante et chauffée à l'aide d'un poêle à bois, une vingtaine d'élèves attachants et des parents plutôt hostiles car ils préfèrent que leurs enfants restent pour les aider à la ferme. Elle n'y restera qu'un trimestre et sera mutée sur un poste double dans un village plus agréable. Elle y rencontrera Pierre, l'amour de sa vie, maître d'école lui aussi, mais issu d'un milieu plus aisé et poète à ses heures. Il sera blessé pendant la guerre d'Algérie. Le couple passionné par son métier vivra une à une toutes les réformes qui les mèneront à ne plus se retrouver dans ces nouveautés.
Un roman de terroir en forme de témoignage ou de biographie d'une institutrice de campagne qui se lit d'une traite pour peu que l'on s'intéresse à l'histoire de l'école française sur un demi-siècle. Le style est facile et agréable. Les problèmes rencontrés (enfants battus, autistes, auto-mutilation et autres accidents plus ou moins grave comme une fracture du crâne suite à un accident idiot) montrent bien le quotidien de ce que l'on peut toujours qualifier de plus beau métier du monde. On sent que Signol s'est beaucoup documenté sur la question ou a été particulièrement bien conseillé car on ne relève pratiquement aucune erreur notable excepté sur la fin de l'examen du certificat d'études. Malheureusement, cette jolie histoire de dévouement est un peu trop pétrie de bon sentiments et souffre d'une fin aussi improbable que fausse historiquement : la maîtresse, au moment de partir en retraite, demande à être nommée sur un poste de perfectionnement, ce qui ne se conçoit pas sans le diplôme ad hoc (CAPSAIS) et était même totalement impossible car à cette date ces classes avaient disparu pour être remplacées par des CLIS. Autre faiblesse : toutes les fameuses réformes (maths modernes, pédagogie de l'éveil, tiers temps, tronc commun, cycles etc...) passent en douceur et semblent même bienvenues, ce qui est pousser le bouchon de la bienveillance un peu loin.
06 mars 2011
Petit plaisir
02 janvier 2011
Ce mail circule sur la toile
Monsieur Le Président, merci de lire ce message:
> >
> > Un p'tit bonheur sur une page,
> > Une douceur... pour l'Education Nationale.
> >
> > Je le confie à la toile,
> > La grande toile du progrès,
> > Afin qu'il tisse les voiles...
> > De la solidarité,
> > Et qu'il rayonne aux ondes..
> > De l'humanité.
> >
> >
> > Je suis Professeur des Écoles
> > Dans un petit village de l'Eure,
> > Trois cents âmes y demeurent,
> > Et vingt-six élèves à l'école..
> > Une classe, dite « unique »,
> > Mais cinq cours, dits multiples...
> >
> >
> > Dans cette école une chance,
> > Un p'tit morceau de bonheur,
> > Qui s'écrit avec ces trois lettres :
> > Employée de la Vie Scolaire.. .
> >
> > Pour l'Éducation Nationale,
> > Un p'tit bonheur, c'est pas banal,
> > Un léger baume sur le coeur
> > De cette Grande Dame
> > Un peu... bancale !
> >
> > Notre bonheur, c'est Géraldine,
> > En silence elle participe
> > A la guérison d'la Grande Dame...
> > Elle est... une Valeur Ajoutée
> > HUMAINE rentabilité,
> > Et c'est du bonheur... assuré !
> >
> > Dès le matin, elle s'active,
> > C'est sur le net qu'elle s'incline
> > Les courriers, les notes de service,
> > Toutes les infos de l'inspectrice,
> > Et celles de l'Académie....
> >
> >
> > Mes mots notés au brouillon,
> > Les compte-rendus de réunion,
> > Tapés, imprimés, photocopiés,
> > Enveloppés, adressés, timbrés,
> > Prêts à être distribués...
> >
> >
> > Encadrés, les derniers dessins des CP,
> > Affichés, sinon... à quoi bon dessiner ?
> > Un CM vient montrer son texte sur le musée,
> > Elle l'aide à le recopier, à taper sur le clavier..
> > Afin de ne pas gêner, le travail commencé,
> > Un autre enfant vient finir avec elle l'exercice,
> > Elle explique et décortique, redonne de l'énergie...
> >
> >
> > Rangée la bibliothèque,
> > Notés les livres prêtés,
> > Elle prépare la maquette,
> > La une du journal scolaire...
> > Ah! Notre petit journal
> > « Magique », ils l'ont appelé
> > Quel travail de fourmi,
> > J'y passerai......des nuits ?
> >
> >
> > Sonne la récréation, une mi-temps pour souffler,
> > Elle me rejoint, souriante, à la main nos deux cafés,
> > Quelques chaudes gorgées, entre... deux conflits à régler,
> > Des solutions à trouver, des mots à reformuler,
> > Une écorchure à soigner, une blessure à consoler...
> > Et puis... c'est reparti !
> > Sur les chemins de la connaissance,
> > Vaincre ainsi sans cesse l'ignorance,
> > Avec labeur, effort, sérieux,
> > S'ouvrir l'esprit, être curieux.
> > Ne pas oublier l'insouciance,
> > De tous ces êtres en enfance,
> > La bonne blague !... On la mettra dans le journal,
> > Les bons gags, et les rires, c'est vital !
> >
> > Dans les pots
> > Les peintures sont bien préparées,
> > Quatre enfants sur un chevalet,
> > Deux à l'ordi pour recopier,
> > Les autres en dessin sur papier,
> > ...Sans elle, jamais...
> > Ce ne serait si bien géré.
> >
> >
> > Le soir, coup de fil...
> > C'est Géraldine,
> > A sa voix, je perçois,
> > Une blessure qui abîme...
> > Écoute, me dit-elle... c'est à pleurer !
> > Du « Pôle Emploi » j'ai reçu... un imprimé,
> > Dans quelques semaines, c'est marqué,
> > Votre contrat est terminé...
> > Ils me demandent ce que j'ai fait,
> > Pour trouver un futur emploi..
> >
> >
> > Sa voix se fêle... "J'ai..un emploi! »
> > Ils me demandent ce que j'ai fait,
> > pour me former, pour m'insérer,
> > Sa voix se gèle.... puis accélère: « Je... suis formée,
> > depuis trois ans, j'me sens utile, insérée et c'est varié,
> > pas bien payé, mais... j'veux rester ! »
> > Sa voix s'étrangle... c'est à pleurer...
> > Ils me demandent mes compétences
> > C'que j'ai acquis, que vais-je répondre ?
> > Il y a l'espace... d'UNE LIGNE
> > UNE LIGNE.... mais tu te rends compte !
> >
> >
> > J'ai honte, honte... il aurait fallu UNE PAGE
> > Au moins UNE PAGE pour répondre,
> > J'ai honte, honte... pour notre Grande Dame
> > Pour ceux qui l'ont créée, l'ont fait évoluer,
> > Qui a tant appris aux enfants,
> > Qui a tant encore à leur apprendre..
> >
> >
> > Et Géraldine ???
> > On n' lui dira même pas MERCI
> > Bien sûr, pas de parachute doré,
> > Et même pas d'indemnité
> > Ils lui précisent... Oh!..comme ils disent
> > D'étudier ses droits... pour... le R.M.I.
> > Elle a raison... c'est à pleurer...
> > Alors qu'on demande chaque jour,
> > A nos élèves de dire « Bonjour »
> > De dire « Au revoir » et.... « Merci »
> > De s' respecter, d'être poli
> > Comme vous dites, Monsieur Sarkozy...
> > Que vais-je dire, à la p'tite fille,
> > Qui l'autre jour, près de moi, s'est assise,
> > Et, tout fièrement, m'a dit :
> > « Tu sais, Maîtresse, moi, quand j'serai grande,
> > J'irai au collège, comme mon grand frère,
> > J'irai au lycée, j'passerai mon bac,
> > Et je ferai... comme Géraldine! »
> > Je sursaute... Mon coeur se serre...C'est à pleurer.
> >
> >
> > C.Picavet
> > Professeur des écoles
> > à l'école des Livres Magiques Saint-Grégoire du Vièvre (Eure)
> >
> >
> > En hommage à toutes les Géraldine, Florence, Sabrina, Laurence, Elodie, à tous les Philippe, Sébastien, et bien d'autres qui ont valorisé mon travail, et participé à la guérison d'la Grande Dame...qui est encore bien malade...
> >
> >
> > Je ne crois pas à la peur, je crois à la force et à la magie des mots,
> > Et pour garder notre bonheur, il suffirait de quelque Euros...
> > Quel patron, quelle entreprise, après trois ans de formation, Jetterait son salarié, pour prendre un autre, recommencer ?Quel jardinier, quel paysan, brûlerait sa récolte mûre, apres avoir semé, soigné ?
> > Je n'ai pas fumé la moquette
> > Je veux seulement que l'on arrête, De prendre les gens pour des pions,
> > Qu'on arrête de tourner en rond !
> > Torpillé le « Chagrin d'école »En mille miettes de BONHEUR !
> >
> >
> > En l'honneur de tous ces p'tits bonheurs..
> > INONDONS LE NET
> > les amis, les décideurs,
> > les chômeurs, les travailleurs,
> > les directeurs, les inspecteurs,
> > employés et professeurs,
> > députés, ministres,
> > rmistes ou artistes,
> > chanteurs, compositeurs, rappeurs, slameurs,
> > radios, journaux, télés,
> > et à tous ceux qui sont... parents... d'un enfant...
> > enfin à chaque être humain de ce pays
> > qui j'espère un jour dans sa vie,
> > a bénéficié d'un peu de bonheur,
> > de cette Valeur Ajoutée
> > HUMAINE rentabilité,
> > dans le giron de la Grande Dame.
> >
> >
> > P.S. : Ironie..... A la rentrée, c'est presque sûr
> > Notre petite école rurale
> > Sera dotée d'une Valeur Matérielle Ajoutée,
> > Des fonds ont été débloqués,
> > Huit ordinateurs et un tableau interactif
> > Nous serons à la pointe du progrès ! Et pour cela, je serai formée !
> > Mais, qui m'aidera à installer, et à gérer, sans Valeur Humaine
> > Ajoutée ?
> >
> > A LIRE, PUIS A TRANSMETTRE merci
> > Ce n'est pas la 1ère fois que l'Éducation Nationale, autrement dit l'État, se déshonore !!
> > A faire suivre le plus possible
28 novembre 2010
L'ordre des mots...
Avant, quand on parlait des établissements scolaires privés, on parlait d'établissements d'enseignement catholique. L'adjectif "catholique" qualifiait le mot "enseignement", et cela laissait supposer que ce que l'on enseignait aux jeunes (les matières, la vision du monde...) était de sensibilité catholique.
Aujourd'hui, on n'utilise plus la même formulation. On parle désormais d'établissements catholiques d'enseignement. Il ne vous aura pas échappé que l'adjectif "catholique" a changé de place. Maintenant, il qualifie "l'établissement" (et non plus "l'enseignement"), et cela laiss e supposer qu'il n'y a plus que les murs qui sont catholiques.
Quand on regarde de près ce qui se passe dans de très nombreux établissements privés (abandon des aumôneries, disparition des crucifix dans les salles de classe, refus de la majorité des professeurs de faire la catéchèse...), alors on se dit que ce que je viens d'écrire correspond malheureusement à la réalité.
Oui, aujourd'hui, bien souvent, il n'y a plus que les murs qui sont catholiques !
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http://chere-gospa.over-blog.com/
27 août 2010
Rythmes scolaires
La réflexion sur l'emploi du temps des élèves va être le chantier de l'année. Des premières pistes se dégagent.
Alors que Luc Chatel est parti jeudi étudier les horaires des élèves au Danemark, la Conférence nationale sur les rythmes scolaires, installée en juin par le ministre, s'apprête à scruter à la loupe les journées des jeunes Français. Ses travaux s'ouvrent ces jours-ci et ses conclusions seront rendues en juin 2011 pour une application attendue en 2013. Le constat est connu. La France pénalise ses élèves avec une journée surchargée et une année scolaire réduite à 144 jours (contre 190 jours au Royaume-Uni, 210 au Danemark). Voici l'état des réflexions de spécialistes.
• Le retour de la semaine de quatre jours et demi
Le rythme condensé sur quatre jours, qui est devenu la règle depuis 2008 avec la suppression du samedi matin à l'école primaire, a été fustigé par l'Académie de médecine. Au printemps dernier, les conseils d'école ont eu la possibilité de revenir à quatre jours et demi. Officiellement, tout le monde le souhaite. Mais sur le terrain, le statu quo prévaut. Les maires sont d'autant moins favorables au changement qu'une demi-journée supplémentaire engage des coûts en ma tière de restauration et de transports. Quant aux enseignants, s'ils déplorent tous une journée trop chargée, ils ne sont pas prêts à sacrifier leur mercredi.
• La réduction des vacances d'été
En réduisant de deux semaines les congés d'été, avec le même volume d'enseignements, on allonge l'année scolaire, ce qui permet d'alléger la journée et de mieux répartir le temps dans la semaine. Cette position est défendue par Georges Fotinos, membre du comité de pilotage sur les rythmes scolaires. Il propose aussi d'allonger la durée des vacances de la Toussaint, car les élèves apprennent mieux au printemps et en été, lorsque les conditions climatiques sont clémentes.
• Un calendrier fixé localement
Entre 1980 et 1982, la France a expérimenté un choix du calendrier scolaire fixé localement, par les recteurs. De «petites vacances » avaient notamment été créées incluant les ponts de mai avec un départ plus tardif pour les congés d'été. Cette expérience qui fragmentait le territoire de façon excessive n'avait pas été reconduite. Une période de repos en mai aurait toutefois l'avantage de neutraliser les ponts qui saucissonnent le rythme et de contenter les professionnels du tourisme.
• L'inspiration des modèles étrangers ?
Aucun n'est idéal, estiment les membres de la commission. En Allemagne, les enfants sont libérés vers 14 heures mais beaucoup sont ensuite livrés à eux-mêmes puisqu'on ne leur propose aucune activité gratuite. Quant à la Finlande, en tête des classements internationaux concernant les apprentissages, son calendrier scolaire n'est pas si différent du nôtre. Les vacances d'été, critiquées chez nous, y sont également longues.
23 décembre 2009
Le métier d'enseignant est plus que jamais un sacerdoce !
On savait que le métier d'enseignant - de part sa difficulté - était un véritable sacerdoce. Cela est encore plus vrai aujourd'hui. En effet, Valérie Pécresse (le ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche) a décidé que le diplôme de la maîtrise serait désormais obligatoire pour tenter le concours d'enseignant. Cela signifie concrètement qu'il faudra au minimum 5 ans pour devenir professeur (contre 3 ans pour une infirmière). Sachant que la plupart des étudiants font leur maîtrise en deux ans (et non pas en un an) et que les étudiants en langue doivent effectuer un an de stage à l'étranger, alors ce sont 7 années que de nombreux étudiants devront passer à l'université avant de pouvoir enseigner. Sept ans, c'est autant de temps que pour former un prêtre ! http://chere-gospa.over-blog.com/
A partir de maintenant, le secours de l'Esprit Saint sera nécessaire non seulement pour exercer ce métier, mais aussi pour trouver la force d'aller jusqu'au bout de la formation... moralement et financièrement !
19 septembre 2009
Automne
Equinoxe d'automne
Le mardi 22 à 21H18 TU ce sera pour l'hémisphère Nord le début de l'automne. La durée du jour et de la nuit sera exactement la même dans l'hémisphère Nord et l'hémisphère Sud. Ensuite pour l'hémisphère Nord la durée du jour diminuera, et la durée de la nuit augmentera. Pour l'hémisphère Sud c'est le début du printemps, et le phénomène sera inversé : la durée du jour augmentera, et la durée de la nuit diminuera.
01 septembre 2009
Une année de poésies
Mon éditeur, l'association Crayon Plume, me signale son nouveau blog
Pour commander, on peut joindre l'association (http://crayonplume.eklablog.com)
(Prix de vente :15€ + frais d'envoi : 8 ter chemin du bois 34160 Restinclières)
Conçu comme un cahier de poésies, un cahier d'enfant, par l'enseignant du primaire que je suis, le recueil traverse toute une année scolaire, de la rentrée aux vacances d'été.
Une année contée avec des mots simples, des rimes et des vers qui dansent, des souvenirs... Des émaux d'enfance.
C'est la concrétisation de plusieurs années de labeur qui je l'espère plaira au plus grand nombre.
31 août 2009
Rentrée 2009
Bonjour, cher blog
Je t'ai un peu laissé de côté durant quelques temps.
Il est vrai qu'il est arrivé plein de choses et les activités associatives prennent aussi du temps. Mais voilà, je reprends le chemin des écoliers et le cartable est à nouveau en activité.
Mercredi, c'est la journée de pré-rentrée, avec son lot de nouveauté, de dates, de réformes et de surprises. Le sourire des collègues, plus ou moins forcé... Et puis, une petite nouvelle qui s'est invitée cette année : la grippe... Bref, la reprise.
Editions
Mon éditeur a aussi son blog :
http://crayonplume.eklablog.com
Je ne peux que vous inciter à aller le visiter.




