Journal d'un Instit

Textes, Poèmes, Pensées d'un Instit au jour le jour.

19 septembre 2009

Automne

Equinoxe d'automne

Le mardi 22 à 21H18 TU ce sera pour l'hémisphère Nord le début de l'automne. La durée du jour et de la nuit sera exactement la même dans l'hémisphère Nord et l'hémisphère Sud. Ensuite pour l'hémisphère Nord la durée du jour diminuera, et la durée de la nuit augmentera. Pour l'hémisphère Sud c'est le début du printemps, et le phénomène sera inversé : la durée du jour augmentera, et la durée de la nuit diminuera.

equinoxes_et_solstices

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01 septembre 2009

Une année de poésies

Mon éditeur, l'association Crayon Plume, me signale son nouveau blog

Pour commander, on peut joindre l'association (http://crayonplume.eklablog.com)

couverture_FB

(Prix de vente :15€ + frais d'envoi  :  8 ter chemin du bois 34160 Restinclières)

Conçu comme un cahier de poésies, un cahier d'enfant, par l'enseignant du primaire que je suis, le recueil traverse toute une année scolaire, de la rentrée aux vacances d'été.

Une année contée avec des mots simples, des rimes et des vers qui dansent, des souvenirs... Des émaux d'enfance.

C'est la concrétisation de plusieurs années de labeur qui je l'espère plaira au plus grand nombre.

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31 août 2009

Rentrée 2009

Bonjour, cher blog

Je t'ai un peu laissé de côté durant quelques temps.

Il est vrai qu'il est arrivé plein de choses et les activités associatives prennent aussi du temps. Mais voilà, je reprends le chemin des écoliers et le cartable est à nouveau en activité.

Mercredi, c'est la journée de pré-rentrée, avec son lot de nouveauté, de dates, de réformes et de surprises. Le sourire des collègues, plus ou moins forcé... Et puis, une petite nouvelle qui s'est invitée cette année : la grippe... Bref, la reprise.

rentree

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Editions


crayon_plume

Mon éditeur a aussi son blog :

http://crayonplume.eklablog.com

Je ne peux que vous inciter à aller le visiter.


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03 décembre 2008

Résister

Soutien syndical à un directeur d'école de l'Hérault "entré en résistance"

Le 02/12/2008 à 17:53

Cinq syndicats appellent à une manifestation de soutien, mercredi à Montpellier, à un directeur d'école convoqué devant l'Inspection académique de l'Hérault après avoir annoncé, dans une lettre à Nicolas Sarkozy, son "entrée en résistance" face aux réformes engagées dans l'Education nationale.

Le SNUipp/FSU, SUD Education, le SNE/CSEN, le SNUDI-FO, la CNT Education, ont indiqué mardi à l'AFP qu'ils s'opposeraient à toute forme de sanction qui pourrait être prise à l'encontre de leur collègue, directeur d'une école maternelle dans la banlieue de Montpellier.

Celui-ci, "par son initiative, incarne la résistance qui s'organise collectivement dans tout le département mais également dans tout le pays depuis la grève du 20 novembre" contre les réformes du ministre de l'Education nationale, Xavier Darcos, affirment les syndicats.

"Croyez-vous sincèrement, Monsieur le Président, que votre ministre pourra, par de telles réformes, atteindre l'objectif qu'il s'est fixé de diminuer par trois le nombre d'élèves en difficulté?", interroge le directeur d'école dans son courrier, qui annonce notamment son intention de ne pas appliquer les nouveaux programmes et de ne pas effectuer l'aide personnalisée.

"Il y a en ce moment un mouvement de désobéissance civile qui se met en place dans les écoles", a expliqué à l'AFP le secrétaire académique SNUIPP/FSU, Patrick Toledano.

Récemment, un professeur des écoles de Haute-Garonne a appelé sur internet à la "désobéissance pédagogique" pour protester contre les programmes scolaires préconisés à la rentrée 2008.

A Marseille, des écoles ont rédigé des lettres de désobéissance collectives qui devraient être remises vendredi à l'Inspection académique, selon un communiqué du Réseau informel de réflexion sur l'Education (RIRE) transmis à l'AFP.


© 2008 AFP

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11 novembre 2008

Ca fait peur

Nouvelle agression d'une enseignante dans l'Hérault

Le 10/11/2008 à 18:57

Une professeure de collège d'une quarantaine d'années a été frappée à coups de pied lundi par un garçon de 11 ans à Ganges (Hérault), trois semaines après l'agression d'une institutrice dans le département, a-t-on appris de sources concordantes.

L'enseignante se trouvait sur le parking de l'établissement lorsqu'elle a été insultée par le garçon qui connaissait son nom. Elle lui a demandé de se calmer avant qu'il ne lui donne des coups de pied dans les jambes. Réfugiée dans le bâtiment, elle a dû être transportée dans une clinique.

Les gendarmes ont identifié l'agresseur mais ne l'avaient pas encore interpellé en fin de journée. Selon le principal, il est extérieur à l'établissement et ne possède ni frère ni soeur scolarisé dans le collège.

Le rectorat a déposé plainte comme après l'agression d'une institutrice, le 23 octobre à Pézenas, par la mère d'une élève de 10 ans. La professeure, qui se trouvait toujours à la clinique en fin de journée, devrait en faire autant.

"Le contexte n'est pas le même mais ce sont les mêmes victimes. C'est l'école, l'institution, qui est attaquée", a déclaré à l'AFP Paul-Jacques Guiot, inspecteur d'académie.


© 2008 AFP

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30 septembre 2008

Agression

L'agression vendredi d'une enseignante de l'école Jean-Jaurès de Persan (Val-d'Oise) frappée plusieurs fois par un élève de dix ans, un fait rarissime en primaire, a suscité l'émotion des enseignants, des syndicats et du ministre de l'Education qui a exprimé sa "solidarité".

L'enseignante de CM1 a été frappée aux jambes et aux bras par un élève perturbé qui bénéficiait à ce titre d'un suivi pédagogique particulier.

Souffrant d'hématomes sur le corps, elle s'est vu prescrire un arrêt de travail de plusieurs jours (quatre selon le parquet, huit selon l'inspection d'académie). L'institutrice était toujours "très choquée" mardi, selon l'inspection.

Dans le cadre de la plainte déposée par l'enseignante pour violences volontaires sur personne chargée d'une mission de service public, l'élève a été entendu par les policiers du commissariat de Persan chargés de l'enquête pour la première fois mardi, en présence de ses parents, avec lesquels il est reparti.

Les enquêteurs entendent mener de nouvelles investigations sur la personnalité de l'élève.

L'inspectrice d'académie du Val-d'Oise, Simone Christin, s'est rendue lundi dans l'école pour s'entretenir avec les élèves de la classe et avec les enseignants. Sur le portail d'entrée de l'établissement, une grande banderole blanche avait été apposée où l'on pouvait lire: "Droit au respect".

"C'est la première fois qu'on voit ce type de faits en primaire. C'est un acte isolé lié à un enfant perturbé qui bénéficie d'un accompagnement pédagogique particulier", a-t-elle déclaré à l'AFP.

Le ministre de l'Education, Xavier Darcos, a demandé mardi au recteur de l'académie de Versailles "d'accorder la protection juridique à l'enseignante et d'envisager toutes les mesures susceptibles de restaurer la sérénité scolaire dans cette école".

Il a tenu à témoigner la solidarité de l'Education nationale "à l'institutrice victime d'un comportement inacceptable", condamnant "avec la plus grande fermeté" des actes "exceptionnels dans le 1er degré".

L'enseignante doit reprendre les cours en début de semaine prochaine. Depuis les faits, l'élève est quant à lui accueilli dans l'école où il est pris en charge en dehors de sa classe dans le cadre d'un suivi particulier.

L'élève "ne peut pas être exclu, les textes ne le permettent pas", a déclaré à l'AFP la directrice de l'école qui n'a pas souhaité donner son nom. L'inspectrice d'académie a souligné, elle: "c'est nôtre rôle de service public d'accompagner cet enfant perturbé".

Le parquet de Pontoise qui n'a pas encore ordonné de poursuites a déclaré à l'AFP qu'il pourrait donner une réponse pénale ou civile à l'affaire. Si la réponse est civile, l'enfant pourrait bénéficier d'une assistance éducative plus large que celle qu'il avait jusqu'à maintenant.

Ce type d'acte en primaire est "rarissime" et "complètement inacceptable", a réagi Gilles Moindrot, secrétaire général du SNUipp-FSU, premier syndicat du primaire, exprimant la "solidarité" du syndicat avec les enseignants de l'école, selon lui "extrêmement choqués".

Selon M. Moindrot, l'établissement, classé en éducation prioritaire, dispose d'un effectif par classe de 25 élèves (280 élèves pour 11 classes, selon les chiffres fournis par le syndicaliste).

Portail Orange

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25 septembre 2008

Sortir de l'ornière

bureauUn espace dédié aux familles dans chaque école, des actions de formation des parents "qui n'ont pas les compétences de base", une journée passée par les familles sur les bancs de l'école..., plusieurs organisations ont lancé mercredi des pistes pour lutter contre l'échec scolaire.

Ces propositions ont été lancées dans le cadre de la première "journée du refus de l'échec scolaire", initiée par l'Association de la fondation étudiante pour la ville (Afev, réseau d'étudiants bénévoles pratiquant du soutien scolaire pour les élèves en difficultés).

L'Afev entendait "tirer la sonnette d'alarme" sur le fait que "chaque année 150.000 jeunes d'au moins 16 ans, soit un sur cinq, sortent du système scolaire sans qualification", ce depuis des années, dans un pays pourtant "champion des réformes", ministre (de l'Education) après ministre.

Le thème choisi pour cette première édition - appelée à se renouveler - était le lien "les familles et l'école", et notamment comment impliquer les familles les plus éloignées des questions scolaires dans un système au fonctionnement complexe.

L'Afev et ATD Quart Monde ont proposé de créer dans chaque école un espace spécialement dédié aux familles, "une salle d'accueil", pour qu'elles se sentent "naturellement accueillies", comme cela existe en Catalogne en Espagne.

Philippe Meirieu, pédagogue et professeur à l'Université Lyon II, a préconisé "qu'une fois par an, tous les parents aillent une journée dans la classe de leur enfant, en même temps que les élèves pour démystifier l'école, comprendre ce qui s'y passe et nouer un dialogue avec l'enseignant".

"Il faudrait que cette journée d'absence soit autorisée par l'employeur. Elle pourrait être une bonne utilisation du lundi de Pentecôte", a-t-il dit à l'AFP.

L'Agence nationale de lutte contre l'illettrisme a proposé de "lier des actions de formation des adultes ne maîtrisant pas "les compétences de base avec l'entrée en scolarité de leurs enfants", pour renforcer l'"estime de soi".

Pour qu'un parent s'implique, il faut "qu'il puisse acquérir les codes du système", a plaidé la FCPE (première fédération de parents d'élèves du public).

Le mouvement "Cahiers pédagogiques" a préconisé pour sa part "d'intégrer dans le cursus des futurs enseignants une formation obligatoire sur les relations avec les parents".

Plus radicalement, Gabriel Cohn-Bendit, fondateur du lycée expérimental de Saint-Nazaire et militant de l'éducation alternative, par ailleurs parrain de cette journée, a proposé "de trouver un autre métier à 70% des enseignants", estimant que l'échec scolaire est "celui de l'école, pas celui des mômes".

L'Afev a par ailleurs publié les résultats d'un baromètre qui montre que 22% des élèves en difficultés scolaires entre le CP et la 3ème ne comprennent pas ce qu'on leur demande de faire en classe.

Près de 30% des élèves interrogés "ne lèvent jamais" ou "pas très souvent le doigt en classe". Parmi eux, 56% l'expliquent par "la peur de se tromper ou la méconnaissance des réponses".

Un tiers des élèves interrogés disent qu'ils s'ennuient souvent, voire tout le temps à l'école. 41% disent avoir parfois ou souvent mal au ventre avant d'aller en classe.

Par ailleurs, 42% des élèves interrogés ne prennent pas ou rarement un petit déjeuner le matin avant la journée scolaire. 20% des jeunes sondés disent se coucher après 22H00.

En province, des débats se sont aussi tenus, dont certains autour du film "Entre les murs", Palme d'Or à Cannes 2008, sorti mercredi en salles.

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24 septembre 2008

Mésentente

shadoks_comprendre_ce_qu_on_ditPlus d'un élève en difficulté scolaire sur cinq, à l'école élémentaire ou au collège, ne comprend pas ce qu'on lui demande de faire à l'école, selon un baromètre réalisé par le cabinet d'études "Trajectoires-réflex" pour l'Afev (étudiants bénévoles), publié mercredi.

A la question "en classe, est-ce que tu comprends toujours ce que l'on te demande de faire?", seulement 15 % des élèves interrogés répondent "toujours", 63% "pas certaines fois" et 22% "souvent, je ne comprends pas", selon ce baromètre mis en place, pour la première fois, dans le cadre de la "journée du refus de l'échec scolaire" mercredi.

Près de 30% des élèves interrogés "ne lèvent jamais" ou "pas très souvent le doigt en classe". Parmi eux, 56% l'expliquent par "la peur de se tromper ou la méconnaissance des réponses", selon l'étude.

26% des élèves en difficulté disent faire "beaucoup" de fautes d'orthographe (plus de 10) et 41% "un peu" (moins de 10).

A la question "tes parents te demandent-ils comment s'est passée ta journée à l'école/au collège?", 15% répondent "non, jamais" et 43% "oui, quelquefois".

En outre, 61% des élèves déclarent que leurs parents leur demandent "tous les jours" s'ils ont des leçons ou devoirs à faire, mais seuls 22% affirment qu'ils les aident pour leurs devoirs.

Un tiers des élèves interrogés disent qu'ils s'ennuient souvent, voire tout le temps à l'école.

Autre enseignement: 75% des élèves interrogés ne pratiquent pas une activité culturelle ou artistique en dehors de l'école, mais 33% font du sport en club.

Plus d'un tiers dit ne "jamais lire ou rarement un livre à la maison".

Par ailleurs, 42% des élèves interrogés ne prennent pas ou rarement un petit déjeuner le matin avant la journée scolaire. 20% des jeunes sondés disent se coucher après 22H00.

Cette enquête, publiée dans Le Parisien, a été réalisée par questionnaire, en face à face, par des étudiants de l'Association de la fondation étudiante pour la ville (Afev), auprès d'environ 700 enfants du CP à la 3ème en difficultés scolaires et recevant du soutien bénévole.

Portail Orange

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16 septembre 2008

Réinventer l'école (2)

Rapprocher l’école et l’entreprise

L’école et l’entreprise, condamnées à se regarder en chiens de faïence ? De plus en plus d’enseignants sont décidés à faire bouger les lignes. Pour l’économiste Jacques Marseille, cette réconciliation devient vitale : « Comment rester immobiles quand un tiers des emplois auront changé en 2015 et que les élèves ne sont pas préparés à ce bouleversement ? » Deux commissions composées d’experts internationaux et de grands dirigeants d’entreprise viennent de recommander d’étendre l’enseignement obligatoire de l’économie à toutes les classes de seconde, afin de familiariser les lycéens avec les concepts de base qui régissent le commerce et les échanges. La filière ES serait encouragée à travailler sur les modèles vivants d’entreprises bien réelles.

À l’école primaire, à part les pompiers et les policiers, peu de professionnels sont invités à venir y parler. Pourtant les forums des métiers, le plus souvent organisés par les parents d’élèves, font un tabac. Ils mettent en lumière, comme le fait remarquer Sébastien Clerc, la nécessité de revaloriser l’enseignement technique professionnel et le bac pro. Dans cette logique, Jacques Marseille préconise de créer des zones d’éducation de très haut niveau dans trois cents endroits clés sensibles, avec des enseignants très bien payés. « Mon pari serait de faire entrer des milieux professionnels comme partenaires pour former des jeunes extrêmement performants et parfaitement adaptés aux nouveaux besoins de main-d’œuvre. »

Un concept contesté par Cyril Delhay, promoteur des Conventions d’éducation prioritaire qui ont permis à des enfants de ZEP de faire des études, notamment à Sciences po. L’ancien professeur à La Courneuve ne veut pas prédestiner certains élèves à une vocation technique. Il fourmille de belles histoires : celle d’une fille des cités devenue DRH d’un grand groupe industriel, de ce lycéen, le plus rebelle d’un groupe de cent vingt élèves difficiles, parti en Chine et revenu transformé avec un projet de création d’entreprise sur place… qu’il a fini par concrétiser. La clé selon Delhay ? Réveiller l’envie.

Conduire les élèves de la classe à la scène Le geste est symbolique. Le ministre de l’Éducation, Xavier Darcos, a imposé l’initiation à l’histoire de l’art dans les programmes déjà chargés du primaire. Cet élan estimable peinera à dissimuler la pauvreté des moyens accordés à l’école pour mettre la culture à la portée de tous, ou l’héroïsme de certains enseignants pour décrocher des tickets de cinéma ou des billets de théâtre. Les institutions culturelles en contrat avec l’État pourraient afficher plus d’audace en proposant des partenariats aux collèges et aux lycées. La Comédie-Française a montré la voie en ouvrant la porte de ses spectacles à des établissements scolaires de banlieue, avant d’initier les élèves au travail et aux mystères de la scène. Un effort spectaculaire, encore isolé.

L’ordinateur et les nouvelles technologies ne sont plus considérés comme des adversaires de la culture scolaire. Mais à force de reculer l’heure de son équipement, l’école prend un retard considérable sur son époque… et sur ses propres élèves. Qui connaît le B2i (brevet informatique et Internet), censé attester la maîtrise des principales fonctions d’un ordinateur à la fin du CM2 ? Obligatoire pour entrer en sixième, il est parfois délivré à des enfants qui n’ont jamais touché un clavier de leur vie, quand tous les écoliers de Singapour disposent d’un poste personnel !
L’exemple du micro-État asiatique est peut-être à suivre, si on veut éviter de creuser de nouvelles inégalités entre les enfants. Entre-temps, certains enseignants recourent au système D. Ainsi, des lycéens se sont essayés au court-métrage en tournant leurs images avec des téléphones portables, puis en les montant. Rustique mais formateur : ils ont appris à observer, à être rigoureux, à choisir, à parvenir à un résultat. Autant de qualités très scolaires finalement.

Distribuer des notes de sérieux

L’autorité à l’école ? Tout le monde vote pour, sans hésitation ! De nombreux enseignants plaident même pour que la discipline soit intégrée dans les priorités du lycée et du collège. Certains, comme Sébastien Clerc, préconisent d’aller au-delà des désormais traditionnelles notes de comportement, plutôt symboliques, avec une « note de sérieux » affectée d’un coefficient 2. Mais les marques de respect voulues par Nicolas Sarkozy, qui a imposé l’obligation faite aux élèves de se lever à l’entrée du professeur et le retour des leçons de morale, ne seront, selon de nombreux enseignants, que des apparences si elles ne s’accompagnent pas d’une véritable éducation démocratique.

Comment débattre ? Comment exprimer un désaccord ? Comment se comporter en société ? Un tel code de savoir-vivre sera d’autant plus légitime qu’il aura été élaboré dans des discussions collectives plutôt qu’en cours magistral… Volontiers râleurs, les parents, eux aussi, doivent apprendre certaines règles du jeu, à commencer par le respect de l’enseignant. Arrêter de les considérer comme les boucs émissaires de la crise de l’école serait un bon début. S’interdire de leur faire la leçon, c’est une correction élémentaire. Une vraie relation de confiance avec eux reste à inventer. Cette solidarité-là, assez rare finalement, est aussi le secret des établissements qui réussissent…

LeFigaro.fr

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