31 mai 2008
Réformes
Le gouvernement envisage le recrutement des professeurs à bac+5
LE MONDE
Recruter les enseignants à un niveau universitaire plus élevé qu'aujourd'hui, les faire entrer directement dans le métier et remplacer l'actuelle deuxième année de formation professionnelle initiale par un "compagnonnage" intensif en début de carrière : ainsi se dessine la réforme envisagée, pour la rentrée 2010, par le ministère de l'éducation. Au passage, les instituts universitaires de formation des maîtres (IUFM), déjà absorbés par les universités en 2007, verraient leur rôle considérablement réduit.
C'est Nicolas Sarkozy lui-même qui a lancé cette fusée à plusieurs étages. Le président de la République a réaffirmé, mardi 27 mai sur RTL, sa confiance en Xavier Darcos pour mettre en place la "mastérisation" des enseignants. Le mot fera florès dans les prochains mois. Il signifie que les enseignants, du premier comme du second degré, seraient recrutés au niveau bac +5, soit celui du master2 en France et master tout court en Europe dans le cadre de l'harmonisation des enseignements supérieurs.
REVALORISATION
Le chef de l'Etat a lié cette réforme à la "revalorisation" du métier d'enseignant. Le fait de les embaucher au niveau master permettra "de les payer plus cher en début de carrière", a-t- il assuré.
Actuellement, même si de plus en plus de candidats sont déjà à bac +4 ou au-dessus, il suffit d'être titulaire d'une licence pour s'inscrire à un concours d'enseignement. Selon le schéma envisagé, les candidats pourraient se présenter aux concours pendant leur année de master, mais ne seraient recrutés qu'à la condition d'avoir obtenu ce diplôme. Les universités pourraient intégrer à leurs masters disciplinaires des modules de préparation à l'enseignement et mettre sur pied des masters spécifiques. Ces derniers ne se substitueraient pas aux concours d'enseignement (Capes et agrégation pour le second degré, concours de professeur des écoles pour le premier degré) qu'il est hors de question de supprimer, contrairement à des rumeurs démenties par le ministère comme par les syndicats. Ces concours pourraient toutefois évoluer dans leur contenu.
Le candidat reçu à un concours serait directement affecté à un poste, alors qu'il est aujourd'hui amené, après une première année d'IUFM consacrée à la préparation du concours, à suivre une seconde année de formation en qualité de fonctionnaire stagiaire, donc rémunéré par l'Etat. Cette deuxième année d'IUFM qui est celle de la "professionnalisation", disparaîtrait. L'étudiant reçu au concours deviendrait, ipso facto, enseignant, sous réserve d'une titularisation définitive au bout d'un an. Mais une partie, à déterminer, de son horaire serait accompagnée par des tuteurs, enseignants aguerris, dans le cadre d'une formation selon le principe du compagnonnage.
Si elle permet des économies (sur les salaires des stagiaires), cette réforme n'est pas forcément un casus belli pour les syndicats d'enseignants, en raison de son aspect revalorisant. Sur le plan symbolique, c'est un cadeau aux détracteurs des IUFM qui, depuis des années, les voient comme des "goulags du savoir" et des "temples du pédagogisme".
30 mai 2008
L'échec scolaire concerne plus les garçons que les filles...
Pourquoi les filles réussissent-elles mieux que les garçons à l'école ? Que ce soit en Europe ou plus largement dans les 30 pays de l'OCDE, elles sont plus nombreuses à être diplômées de l'enseignement secondaire et supérieur et sont moins en échec scolaire que les garçons.
Seul bémol, si elles sont nettement meilleures en compréhension de l'écrit, elles sont un peu à la traîne des garçons pour leurs notes en mathématiques, selon l'enquête internationale PISA (Programme international pour le suivi des acquis des élèves). Enfin, elles s'orientent moins vers des filières scientifiques (mathématiques, sciences et écoles d'ingénieurs).
Alors, les filles auraient-elles des prédispositions innées à la réussite scolaire ? La question aurait de quoi faire se retourner Paul Broca dans sa tombe. Au milieu du XIXe siècle, l'éminent chirurgien et anthropologue avait supposé que "la petitesse relative du cerveau de la femme (dépendait) à la fois de son infériorité physique et de son infériorité intellectuelle".
Depuis, des neurologues ont tenté de trouver des origines cérébrales aux différences entre les sexes. Catherine Vidal, neurobiologiste et directrice de recherche à l'Institut Pasteur, démonte toutes ces études dans un petit livre tonique. Ainsi, l'aptitude au langage, souvent présentée comme plus développée chez les femmes, avait-elle été imputée, selon une expérience de 1995, au fait que celles-ci mobilisaient leurs deux hémisphères cérébraux, tandis que les hommes n'en utilisaient qu'un seul. Des études ultérieures ont infirmé cette hypothèse.
Autre exemple, en 1982, des anatomistes avaient observé que le faisceau de fibres qui relient les deux hémisphères du cerveau était plus large chez la femme que chez l'homme. Cette observation n'a pas non plus été confirmée par des études à plus grande échelle. "Remettons les neurones à l'heure, explique la neurobiologiste, les capacités biologiques cérébrales sont identiques pour les deux sexes, et garçons et filles ont les mêmes aptitudes. Pour expliquer les différences, il faut se référer aux stéréotypes socioculturels et aux comportements qui en découlent."
ANALYSE DES STÉRÉOTYPES
A la naissance, seulement 10 % des neurones sont connectés entre eux, les 90 % des circuits (synapses) restants vont se construire par la suite en fonction de l'environnement, social, culturel et familial. "Au fur et à mesure que ses capacités mentales se développent, poursuit Catherine Vidal, l'enfant va apprendre à s'identifier au masculin et au féminin."
Christian Baudelot et Roger Establet, deux sociologues spécialistes de l'éducation, ont analysé ces stéréotypes. Dès 1992, ils ont avancé que les formes traditionnelles de socialisation des filles étaient plus conformes aux attentes de l'école. "L'éducation des filles se fonde encore aujourd'hui sur la docilité, au sens étymologique de capacité de réceptivité, d'écoute, assure Christian Baudelot. Et, à l'école, on vous demande d'abord d'intérioriser les règles."
Les filles feraient, par ailleurs, davantage l'objet de la part de leurs parents d'une "sollicitude inquiète", tandis que les garçons, moins soumis à cette surveillance, se construiraient davantage en dehors de l'école et sur des valeurs masculines très différentes. "La culture offerte aux garçons met l'accent sur l'héroïsme, la violence et la démonstration de force : toutes valeurs qui les dotent d'un arsenal antiscolaire", considèrent les deux sociologues. Par ailleurs, les enseignants étant en grande majorité des femmes, l'identification est plus facile pour les filles.
Une quinzaine d'années plus tard, Baudelot et Establet ont enrichi cette analyse d'une vision plus dynamique. Les filles ne sont pas seulement formatées pour les études, mais "elles adhèrent positivement à leurs choix". L'école est le lieu où elles font très tôt l'expérience qu'elles peuvent être les égales, voire meilleures, que les garçons. Elles prennent davantage de plaisir qu'eux aux activités culturelles classiques. Selon des données de l'OCDE, 51 % des filles de 15 ans lisent au moins un livre par mois contre 37 % des garçons. Par ailleurs, leurs mères les poussent davantage que par le passé à devenir indépendantes.
"Les filles sont conscientes du fait que les études sont le vecteur principal de leur émancipation. leur réussite est également le fait d'une dynamique historique et d'une évolution de la société, explique Catherine Marry, sociologue, directrice de recherche au CNRS. Les attentes parentales sont aujourd'hui les mêmes en termes de niveau d'études pour les enfants des deux sexes mais demeurent différentes en termes d'orientation."
Au final, les filles continuent d'être sous-représentées dans les filières scientifiques. "Elles restent victimes de l'imaginaire social des métiers, constate Catherine Marry, et se projettent dans des professions supposées convenir aux qualités des femmes, comme l'attention aux autres." La sociologue qui a étudié des réussites scientifiques de femmes explique leur parcours par une socialisation familiale particulière. "Ces fillles avaient pour la plupart des mères de culture scientifique, souvent professeurs de mathématiques, analyse-t-elle. Elles avaient fait l'objet, vis-à-vis de leur frère, de culture égalitaire, y compris de la part du père."
Hommes, femmes, avons-vous le même cerveau ?, de Catherine Vidal, éd. Le pommier, 2007, 56 p., 4,60 €.
Quoi de neuf chez les filles ?, de Christian Baudelot et Roger Establet, Nathan, 2007, 141 p., 14,95 €.
Pour en finir avec la domination masculine, de Catherine Marry et Ilana Löwy, Les empêcheurs de penser en rond, 2007. 338 p., 20 €.
29 mai 2008
Privés de télé...
Morano : "des écrans mais pas tout le temps"
Séduite par l'expérience menée par une école strasbourgeoise dont les élèves tentent de vivre pendant dix jours sans télévision ni ordinateur, la secrétaire d'Etat chargée de la Famille Nadine Morano suggère de l'étendre à toute la France.
La secrétaire d'Etat chargée de la Famille, Nadine Morano, a salué, lundi 26 mai, l'expérience menée par une école strasbourgeoise dont les élèves tentent de vivre pendant dix jours sans télévision ni ordinateur. Enthousiaste, Nadine Morano a suggéré de l'étendre à toute la France.
"Pourquoi pas transcrire votre opération au niveau national ? ", a-t-elle déclaré en conclusion d'une rencontre avec les parents de l'école élémentaire du Ziegelwasser, dans le quartier populaire du Neuhof.
"Des écrans, mais pas tout le temps" : c'est le slogan qu'a martelé tout au long de sa visite la secrétaire d'Etat, qualifiant de "remarquable" une expérience qui entre "vraiment" dans ses préoccupations.
1.200 heures par an devant les écrans
A l'entrée de l'école, le "baromètre" affiché sur la vitre indique un taux de réussite global. Découpé en sept tranches horaires, un dimanche vaut sept points. Chaque élève en décompte un s'il a regardé la télévision ou joué sur sa console de jeu durant l'une d'elles.
Le score établi par les 260 élèves est monté à 1.603 ce week-end pour 1.800 points théoriques. "On en est à 90,5% du temps qui n'est pas passé devant un écran. Les élèves tiennent le défi à bout de bras au-delà de nos espérances", s'enthousiasme Xavier Rémy, le directeur.
Les statistiques citées par Nadine Morano révèlent que les enfants passent en moyenne 1.200 heures par an devant les écrans, soit plus de trois heures par jour, environ 25% de leur temps éveillé.
Lancée par deux associations, Eco-Conseils et la Chambre de consommation d'Alsace, l'opération a sollicité les enseignants mais aussi les parents qui ont dû se soumettre à la même discipline et combler le temps libéré par des jeux et des activités.
"J'ai découvert que j'étais accro à la télé", raconte une mère d'élève, surprise de se lever "par trois fois" au cours d'un repas pour allumer le poste par besoin "d'entendre un son."
Pas si facile de s'en défaire
Ce lundi matin, les enseignants ont été eux aussi surpris : leurs élèves avaient des choses à raconter. "Une famille entière a loué des vélos et s'est baladée", souligne une institutrice.
Une maîtresse a relevé moins de faute dans la dictée hebdomadaire. Une troisième trouve ses élèves mieux reposés.
Nadine Morano s'est enquise, auprès des élèves d'un CM2, des changements intervenus dans leur existence.
"Je joue dehors, je lis des livres", a répondu une fillette, qui a cinq télévisions et un ordinateur à la maison.
Un garçon - qui dispose chez lui de quatre télévisions, d'un ordinateur et d'une console de jeux - a "craqué une fois pour un match de foot et une fois pour la console".
"Qui est pressé que ça se termine ?", interroge la ministre.
Près de la moitié des doigts se lèvent après une hésitation. Seuls cinq ou six veulent recommencer. (Avec Reuters)
28 mai 2008
Ecoles alternatives
Démocratisés, mieux expliqués aussi, les enseignements
« différents » emballent de plus en plus de familles.
Une décision loin d’être anodine, dont l’opportunité divise les parents autant que les professeurs.
Tout le monde sait aujourd’hui que les écoles alternatives ne sont pas des fiefs à beatniks végétariens vêtus de tuniques à franges. Et si les dérives sectaires existent toujours, elles restent très minoritaires. En général, donc, ces établissements bénéficient, au moins grâce à l’intention et la pertinence de leurs outils pédagogiques, d’une large adhésion. Ce qui s’explique dans la mesure où, depuis leur apparition au début du XXe siècle, le statut de l’enfant a beaucoup évolué (trop, pour certains, brandissant la menace du petit tyran !).
On prend désormais en compte ses besoins autres que biologiques et l’on parle beaucoup d’éveil. La pédagogie de Maria Montessori, première femme médecin en Italie, celle de l’Autrichien Rudolf Steiner – qui inventa une école à l’usine où enfants d’ouvriers et de contremaîtres partageaient le tableau noir – comme celle de l’enseignant Célestin Freinet, se basent notamment sur l’autonomie et la confiance. On ne parle pas ici d’enfant tout-puissant, mais d’enfant responsable. Elles privilégient également les activités manuelles et artistiques, et en cela le plaisir de réaliser soi-même.
Ces méthodes, autrefois très décalées, trouvent désormais un écho naturel auprès des parents. À l’école publique, la jeune garde d’instituteurs tend à s’en inspirer. Autant d’élèves sensibilisés, outre les quelque 100 000 scolarisés dans les écoles « différentes ». Alors, pour Junior, on fait quoi ?
27 mai 2008
Au choix
Quand les parents comparent les écoles de leurs enfants
Les parents sont parfois embarrassés pour choisir l'école, le collège ou le lycée de leurs enfants. L'assouplissement récent de la carte scolaire leur ouvre des possibilités nouvelles sans qu'ils aient forcément à leur disposition les informations pour choisir en connaissance de cause.
Le bimestriel Pédagogies Magazine a lancé, mardi 20 mai, un nouveau site Internet, www.aucoeurdesecoles.com, censé les aider à éclairer leurs décisions. Ce site participatif et gratuit est alimenté par les parents. Ils sont invités à donner leur avis sur l'établissement fréquenté par leurs enfants, à consulter les avis des autres familles et à comparer les établissements au regard de cinq critères (infrastructures, enseignement, encadrement, accompagnement, activités extrascolaires) notés de "très satisfaisant" à "très peu satisfaisant".
En mars, le site Note2be, qui proposait de noter les enseignants, a été interdit à la suite d'une décision judiciaire. Seuls les établissements scolaires peuvent désormais faire l'objet d'une notation.
26 mai 2008
Entre les murs
Au départ, ça n'était pas gagné. Entre les murs est la transposition à l'écran du roman homonyme de François Bégaudeau, ouvrage aussi brillant qu'éclairant, dans lequel l'auteur évoque son expérience de prof de français dans un collège difficile, essentiellement à travers le compte-rendu des échanges verbaux entre l'enseignant et élèves. Le défi du livre, celui du film ?et qui rejoint, au fond, celui de l'Education Nationale- c'est l'idée qu' "entre les murs" de la salle de classe, la société tout entière, ses contradictions, ses injustices, ses violences, est concentrée. Et donc, pour saisir au mieux les difficultés du métier de prof, il suffit d'observer et d'écouter ce qui se joue entre ses élèves et lui.
C'est une des leçons du film : entre un prof et ses élèves, il y a du jeu. Au sens ludique du terme, mais aussi au sens théâtral (chacun attend de l'autre qu'il soit crédible dans son rôle) et également au sens de la négociation, de la souplesse. François (interprété par François Bégaudeau lui-même, très bon, comme les enfants, tous épatants) est en effet un partisan du dialogue, un pédagogue qui refuse la sanction-couperet. Sa démarche, généreuse, intelligente ?et à rebours de l'idéologie dominante-, n'est évidemment pas sans risques. François est donc constamment sur un fil : comment être à l'écoute des élèves sans se laisser déborder ni tomber dans la démagogie ? Et quel temps reste-t-il pour la transmission du savoir ?
Ces questions, et bien d'autres, sont posées tout au long des deux heures captivantes que dure ce film ingénieusement construit. Le spectateur assiste à une succession de moments de vie, d'instants de crise, l'intrigue se cristallisant dans la dernière partie autour du cas d'un élève, Souleymane, qui risque l'exclusion suite à une altercation survenue dans la classe. Projet atypique (pas d'acteurs professionnels, mise en place d'ateliers avec les élèves pour la construction des personnages), Entre les murs contient pourtant à l'arrivée tout ce qu'on peut attendre d'un film traditionnel : du rire (entre le prof et les élèves, on est parfois presque dans un concours de vannes), de l'émotion (une élève qui, en fin d'année, avoue, désemparée, qu'elle n'a rien compris), du suspense (Souleymane devra-t-il quitter le collège ?)... Auteur d'un grand film sur la lutte des classes ( l'inoubliable Ressources humaines), Laurent Cantet, cinéaste au regard précieux, signe aujourd'hui un film exemplaire sur les luttes dans la classe.
Palme d'or du festival de Cannes 2008...
25 mai 2008
Fête des mères
L'origine de la Fête des Mères à travers le temps et l'espace
Dans la Grèce antique, au printemps les anciens Grecs fêtaient Rhéa, la mère de tous les dieux.
A Rome, au Vème siècle avant Jésus-Christ, on célébrait au mois de juin les "Matralia", la fête des femmes et des mères. La religion fit peu à peu disparaître ces coutumes païennes.
En France, en 1806, Napoléon aurait évoqué la création d'une fête des mères officielle au printemps.
En 1897, l'Alliance Nationale contre la dépopulation lance l'idée d'une fête des enfants.
En juin 1906, dans l'Isère, se déroule la première célébration des mères, sur l'initiative de l'Union Fraternelle des Pères de Famille
Le 31 décembre 1917, à Paris, on organise une fête des familles nombreuses.
Le 16 juin 1918, à Lyon, est célébrée la première "Journée des mères". À la suite de cet événement, l'idée d'une Journée des Mères de Famille est lancée. Selon certains, les français se seraient inspirés des Américains qui, pendant la première guerre mondiale, envoyaient massivement du courrier à l'occasion de la fête des mères (qui était déjà établie aux Etats-Unis). À ce moment là la date envisagée pour cette fête est le 15 août.
Le 9 mai 1920, le ministre de l'Intérieur proclame la première Journée Nationale des Mères de familles nombreuses. L'apothéose de la fête se déroule à Paris le 19 décembre, bien loin du 15 août initialement prévu!
Le Gouvernement prend alors la décision de célébrer chaque année la "Journée des mères". La première cérémonie eut lieu le 20 avril 1926.
Aujourd'hui, la fête des mères se célèbre le dernier dimanche du mois de mai, sauf lorsque celui-ci est aussi le jour de la Pentecôte. La fête des mères est alors reportée au premier dimanche de juin. C'est une fête officielle.
24 mai 2008
mixité
Syndicats d'enseignants et de parents d'élèves craignent une remise en cause de la mixité scolaire
Les mesures contre les discriminations adoptées, jeudi 15 mai, par le Parlement font craindre aux syndicats d'enseignants et de parents d'élèves une remise en cause de la mixité scolaire. Le texte en question définit les garanties accordées aux victimes de discriminations, aborde la question de la protection contre les éventuelles rétorsions envers les témoins d'une discrimination, ainsi que l'égalité professionnelle hommes/femmes.
Il avait été rédigé sous la pression de Bruxelles qui, pour trois de ces directives, avait engagé contre la France une procédure en manquement, à moins de trois mois de la présidence française de l'UE. Parmi ces directives, une disposition précise stipule que "le principe de non-discrimination fondée sur le sexe (...) ne fait pas obstacle à l'organisation d'enseignements par regroupement d'élèves en fonction de leur sexe". C'est cette disposition qui, dans un premier temps passée inaperçue, a provoqué cette semaine une vive polémique des syndicats d'enseignants et des parents d'élèves estimant que la "mixité à l'école", voire la laïcité, sont désormais menacées.
UNE ATTEINTE "AU PRINCIPE DE LAÏCITÉ"
La FSU, première fédération de l'éducation, a demandé, jeudi 22 mai, son retrait : "Ces dispositions spécifiques constituent une grave remise en cause de la loi Haby [sur le collège unique de 1975], qui marquait le long chemin vers l'égalité dans la scolarisation des filles et des garçons, et portent atteinte au principe de laïcité." "C'est un article de loi très dangereux, car le but de l'école, et de la laïcité, c'est aussi d'apprendre à vivre ensemble", a affirmé pour sa part la FCPE (première fédération de parents d'élèves du public).
De son côté, le ministère s'est voulu rassurant. "Le principe organisateur de l'enseignement dans les établissements publics reste celui de la mixité", a-t-il affirmé. "Limité dans sa portée, cet article ne fait que rappeler un état du droit antérieur", a-t-il ajouté, citant deux cas où les enseignements non mixtes sont permis : certains cours d'éducation physique et sportive (EPS, la piscine par exemple, pour des raisons de performances différentes selon les sexes) et l'enseignement de la sexualité au collège, instauré par l'ancien ministre de l'éducation Jack Lang.
23 mai 2008
Quand les cerfs volaient...
D'après le dictionnaire de l'Académie française, le mot « cerf-volant » viendrait de serp-volante mot d'origine méridionale signifiant « serpent volant ».
Il y a bien longtemps, en langue occitane, cerf-volant se disait sèrp-volanta et désignait bien un serpent-volant, (non pas un cerf). Cette appellation serpent-volant faisait allusion aux textes et légendes mentionnant des serpents ailés et des dragons volants, dans différents ouvrages anciens. Au cours des siècles, elle aurait été appliquée au cerf-volant artificiel. Car, en effet, dans tous les pays, les formes des cerfs-volants faisaient penser à quelque chose qui volait, à un oiseau, à un serpent ou à un dragon…
Alors, pourquoi aujourd’hui, écrivons-nous cerf-volant, et non ser(p)-volant ?
Dans notre pays, cette confusion fut introduite au XVII siècle. Cela s’est produit, lorsque le mot a été emprunté à la « langue d'Oc » pour être transcrit en bon « français ». Les mots sèrp et cerf se prononçant de la même façon, on comprend aisément pourquoi sèrp-volante ou ser-volante a été transcrit de façon erronée, par « cerf-volant » en français…
22 mai 2008
réformettes
Ecole : noms trop primaires ?
Comment s'appelleront les classes des enfants dans les années à venir ? Suspense... Bientôt les CP, CE1 ou CE2 seront des noms démodés et l'idée de changer les appellations des classes du primaire fait son chemin pour coller plus logiquement au cycle d'apprentissage.
Acutellement, le primaire recouvre deux grands cycles : le cycle des apprentissages fondamentaux (grande section de maternelle + CP + CE1), et le cycle des approfondissements (CE2 + CM1 + CM2).
Selon le Haut Conseil, en effet, il n'est pas compréhensible que la dernière année du cycle des apprentissages fondamentaux soit appelée "cours élémentaire première année", ou que la première année du cycle des approfondissements soit appelée "cours élémentaire deuxième année".
Le ministère attend des propositions sur ces changements de nom.
Dans la même note, le Haut Conseil, qui rend un avis favorable, au projet de programmes de l'école primaire, recommande par ailleurs de proscrire le redoublement en fin de CP, de CE2 et de CM1, afin, justement, de ne pas casser le notion même de cycle.



